Les parkings du centre-ville de nouveau fonctionnels

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    Certains usagers des parkings de la ville de Bujumbura au bord de l’ancien marché central se réjouissent de la décision de la Mairie de Bujumbura d’ouvrir les anciens parkings qui avaient été temporairement fermé suite à l’incendie qui a ravagé le marché central de Bujumbura.

    « Je suis contente de pouvoir revenir prendre le bus au centre de la ville de Bujumbura. Je devrais faire beaucoup de kilomètres pour arriver à un autre parking devant la Cathédrale Régina Mundi pour aller chez moi à Musaga », raconte Ngabirano Yvette trouvée sur le parking du marché de Bujumbura.

    Selon un autre qui a requis l’anonymat, la mesure d’ouvrir les parkings du marché central est salutaire. « Je suis ravis d’apprendre cette décision mais elle n’est pas suffisante » souligne un jeune diplômé, mais en chômage depuis trois ans, appelant qu’il s’attendait aussi à l’ouverture de l’endroit communément appelé « Grenier du Burundi ».

    Selon lui, cet endroit servait de marché des fruits et sa femme y vendait des fruits et la vie étaient devenue possible avec ce commerce.
    « Que ce petit marché de fruit soit ouvert aussi comme ça a été pour les parkings de l’ancien marché », demande ce chômeur.

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    Retour aux principes de propreté }}

    Jean Nduwayo, chauffeur d’un bus annonce que la réouverture des parkings du marché central de Bujumbura est synonyme du retour de la propreté.

    « Avant on se soulageait n’importe où, suite au manque de latrines dans les parkings qui avaient été créés après la destruction du marché », laisse entendre Jean Nduwayo qui salut la reprise du travail des services de la Sogemac qui gèrent les lieux d’aisance du marché central.

    « Je les ai vu ils sont en train de nettoyer les toilettes de l’ancien marché » souligne Jean Nduwayo.

    Cependant, il déplore la présence des déchets dans les parkings allant même jusqu’à croire que les services de la Mairie n’avaient pas songé à nettoyer les parkings avant le début des activités.

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    Tout n’est pas permis}}

    Au moment où les bus sont revenus aux anciens parkings, il est formellement interdit, selon notre constat, de passer dans l’axe passant entre l’ancien marché et le complexe Plaza, pour des raisons de sécurité.

    Cependant, la mesure ne semble pas être une bonne nouvelle pour les échangeurs de monnaie, les pharmaciens ou les infirmiers d’un centre de santé de ce complexe. Selon certains trouvés sur place, la police bloqué l’accès à leur services ce qui est synonyme de les empêcher à travailler.

    « Nous ne comprenons pas comment le retour des bus aux anciens parkings devient synonyme de nous refuser l’accès à nos bureaux et à l’interdiction de nos clients. Nous voulons gagner la vie comme le veulent les propriétaires des bus de transport », laisse entendre Hamissi un ancien serveur dans un restaurant du Plaza.

    Un autre interdit, selon notre constat est l’accès dans les restes de l’ancien marché de Bujumbura. Une barrière, jalousement gardée par des policiers est érigée de part et d’autre de l’ancien marché de Bujumbura.

    Des travailleurs sont en train de creuser des trous pour ériger une clôture qui séparera les parkings et les anciens bâtiments du marché de Bujumbura. Selon un travailleur trouvé sur place, les travaux sont prévus de durer aussi moins longtemps que possible.

    Depuis le jour de la catastrophe au marché de Bujumbura, les bus avaient été transférés dans deux endroits selon leurs destinations. Ceux du sud (Musaga, Kanyosha, Kibenga) avaient été transférés devant la Cathédrale Regina Mundi, tandis que les autres (de Buyenzi, Kinama, Kamenge, Gasenyi) avaient été transférés près de la paroisse Saint Michel.

    Ce weekend, le porte-parole de la police Elie Bizindavyi avait annoncé que depuis ce lundi 25 février, les parkings de l’ancien marché allaient être ouverts. Le Maire de la ville de Bujumbura, Saidi Juma, avait annoncé lui aussi, au début de la semaine dernière que la mairie se hâtait pour trouver les moyens de dresser une clôture entre les parkings et les décombres de l’ancien marché pour pouvoir ouvrir ces parking afin de faciliter les mouvements des habitants de la ville de Bujumbura qui se servent chaque jour de ces parkings.

    Les habitants de la ville s’étaient montrés inquiets par cette situation de « désordre » dans la gestion des parkings après l’incendie du marché de Bujumbura. Ces parkings improvisés n’avaient ni toilette ni place aménagées pour repos. Se soulager n’importe où dans ces parkings était courant et la crainte des maladies était grande dans les cœurs des habitants de cette ville.

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