
Le journaliste de Radio Bonesha Fm et correspondant de RFI en Swahili au Burundi est arrivé de la prison centrale de Muramvya à son domicile ce mercredi vers 16h 24 minutes heure de Bujumbura, accompagné par son avocat Maitre Fabien Segatwa. A son arrivée, la joie était au comble tant pour le journaliste Ruvakuki lui-même, sa famille et la population.
« Je suis très content de retrouver ma famille et surtout ma fille d’une année et deux mois qui est née alors que j’étais en prison », a déclaré Hassan Ruvakuki, les yeux pleins des larmes de joie.Hassan Ruvakuki a été accueilli par une foule immense de gens venus de tous les quartiers pour l’accueillir.
Ils étaient essentiellement des amis des médias, les défenseurs des droits de l’homme, des voisins et même des membres de sa famille dont sa belle-mère.
« On m’a libéré parce que j’ai des problèmes de santé » a souligné le journaliste, remerciant ses confrères professionnels des médias, mais aussi ses avocats, des défenseurs pas comme les autres selon toujours notre confrère.
Le Directeur de la Radio Bonesha FM et vice-président de l’Association Burundaise des Radiodiffuseurs, M.Patrick Nduwimana, a indiqué à la presse que la libération d’Hassan Ruvakuki est « une étape importante aussi bien pour les professionnels des médiasque pour la justice burundaise qui, pense-t-il, comprendra peu à peu que M. Hassan est innocent.
« Nous ne nous lasserons jamais, jusqu’à ce que la justice l’acquitte car, aucun journaliste ne devrait pas être emprisonné pour avoir fait son travail » a annoncé Nduwimana devant la maison de Ruvakuki.
{{Takbir….. ! Allah Akbar !}}
Une foule des gens et surtout des femmes ont poussé des cris, ont chanté devant le portail de la maison de Ruvakuki. « Allah est Grand ! » a laissé entendre une femme qui portait dans ses mains l’une des filles de Ruvakuki à l’arrivée du « prisonnier ».
Massivement, les autres fidèles de la religion musulmane qui étaient présents ont scandé la formule connue des musulmans, « Tabkir…! » et les autres de répondre « Allah Akbar », glorifiant « Allah pour son amour envers Ruvakuki ». La commune de Buyenzi où vit Hassan et sa famille est à majorité musulmane.
{{Ruvakuki, un malade pas comme les autres}}
Selon Ruvakuki, Vice-président de l’Association des Radiodiffuseurs burundaises Patrick Nduwimana, Ruvakuki est libéré pour des raisons de santé.
Depuis son incarcération en 2011, il n’avait jamais rencontré un médecin. C’est l’occasion de consulter un médecin, a laissé savoir le directeur de Bonesha FM en marge des cérémonies d’accueil dans sa famille, en présence des professionnels des médias.
Ruvakuki a reçu un billet de sorti ce mercredi, mais les professionnels des médis demandent à la justice de tout faire pour terminer une fois pour toutes en « l’acquittant ».
Ruvakuki est arrivé à son domicile accompagné de son avocat, mais n’avait pas de garde comme ça se fait pour les autres prisonniers malades. Ici aucun détail n’est sorti ni de son avocat, ni des confrères des médias, l’essentiel étant la liberté.
Hassan Ruvakuki a été libéré sur décision du Procureur Général de la République VelentinBagorikunda, selon une source sur place, une information aussitôt confirmée par son patron Patrick Nduwimana.
{{Mariage}}
Il est 16h 15 minutes (12 minutes avant l’arrivée de Ruvakuki), ce mercredi à Buyenzi, près du marché central de Buyenzi. Nous entrons dans la maison de Ruvakuki. Il y avait plus d’une année que le journaliste n’y pose son pied.
Au simple vu du salon de séjour nous constatons que les choses ont changé. Un parfum fuse de partout, un tapis de toutes les couleurs, une armoire neuve, des décors de tout genre avaient été posés dans cette maison.
« On dirait une fête de mariage », a laissé entendre l’épouse de Ruvakuki en attente de son mari. C’est dans cette maison que Hassan Ruvakuki est entré vers 16h 30 minutes en compagnie des journalistes, des membres de sa famille, et une foule de gens qui voulaient entrer dans sa maison.
La femme de Ruvakuki était différente de celle vue il y a plus d’une année à la recherché de son mari. Elle pouvait même rire, chose inimaginable chez cette mère de 2 enfants il y a quelques mois.
Hassan a aussi pris dans ses mains deux enfants, dont l’une est née quelques jours après son emprisonnement. L’ainée qui sait déjà chanter grâce à son école maternelle, avait sa chanson sur ses lèvres.
« Papa est venu ! »répétait souvent la jeune Milka, ainée de la famille et qui avait vu pour la dernière fois son père Hassan Ruvakuki, au matin du 28 novembre 2011 et qui ne l’avait pas encore revu depuis lors.
Ruvakuki venait de loger en prison pendant 15 mois et 6jours.




