BNUB : L’atelier ouvre sur fond mésentente ?

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    « Pour la première fois depuis 2010, vous vous rassemblez pour parler des élections et, dans une perspective plus large, pour envisager l’avenir politique de votre pays. Les élections sont au cœur de toute démocratie, mais elles ont une importance particulière pour le Burundi, qui est décidé à relever les défis de la consolidation de la paix et du développement », c’est le contenu du message du secrétaire général des Nations Unies ce lundi à l’ouverture de l’atelier sur les leçons à apprendre à propos des élections de 2010 en vue de la réussite celles de 2015 au Burundi.

    Dans ce message préenregistré, le secrétaire général des Nations Unies a indiqué que les élections ne sont pas le seul facteur de progrès du régime démocratique. Selon lui, qui dit démocratie dit aussi diversité, ouverture et participation. Il a terminé son discours en souhaitant que l’atelier en question soit une opportunité pour les burundais de définir les nouvelles étapes pour la voie de la démocratie.

    Le représentant du secrétaire général des Nations Unies au Burundi Parfait Onanga Anyanga a dit aux responsables de la vie politiques qui prenaient part à cet atelier qu’ils ont à choisir entre l’impasse politique et le dialogue inclusif pour le Burundi. « Les choix sont diamétralement opposés. Le premier ouvre la voie à une analyse rigoureuse de défis de ce pays. Le second ouvre la porte une impasse politique pour ce pays mais j’ose suggérer de vous détourner de celui-ci » a-t-il souligné.

    Le ministre de l’intérieur, Edouard Nduwimana a dit que cet atelier n’est pas du tout significatif de la remise en cause des élections de 2010. Selon Edouard Nduwimana, le gouvernement de Bujumbura est prêt à mettre en application les closes de cet atelier. Il a tout de même regretté de voir que Rwasa Agathon, le leader du FNL a jugé bon de délégué son porte parole lors de ces négociations.

    Le porte parole de ce parti du FNL Aimé Magera de sa part qualifie les propos du ministre de l’intérieur de discours comme nécessitant une interprétation du langage politique. Selon lui, les responsables politiques qui ont pris part dans ces débats ont du pain sur la planche puisque la démocratie au Burundi fait face à beaucoup d’entraves. Il a dit qu’aussi longtemps que le parti FNL n’a pas été remis au leader Rwasa Agathon , les membres de ce parti ne sont libres de faire leurs activités politiques à l’instar des autres Burundais. «C’est un secret de polichinelle : Emmanuel Miburo se proclame toujours président du parti FNL alors qu’il est le chef des Imbonarakure » a-t-il martelé.

    Cet atelier a vu la présence des autorités politiques de ce pays et de certains responsables de la société civile. Elle se déroule à huit clos sous la facilitation de certaines autorités africaines qui furent chargées de la conduite des élections en Zambie, au Sénégal et ailleurs. Les Nations Unies au Burundi veulent rouvrir l’espace politique pour réussir les élections prévues en 2015.

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