
Le Conseil National de Sécurité a qualifié Euzebie Ngendakumana et les adeptes de Businde de « hors la loi » affichant ainsi une détermination à combattre les prières dites « illégales » dirigées par cette fille du nom de Zebiya ou Eusébie Ngendakumana sur cette colline de Businde.
Dans une déclaration faite à la Radio Télévision Nationale du Burundi ce mardi soir, le Conseil de Sécurité a interdit aux fidèles de Businde de poser encore une fois leurs pieds à Businde, un site de prière officiellement fermé par le Gouvernement.
Selon cette déclaration faite par le conseil national de sécurité, si les adeptes de Businde veulent créer leur propre association religieuse, les portes sont ouvertes pour les aider à y arriver dans les meilleurs délais. Le nom de cette nouvelle association sera inscrit sur la liste des autres associations du genre déjà dans ce pays.
Le Conseil National de Sécurité via son Secrétaire Exécutif, Prime Ngowembona, a annoncé ce mardi que personne ne peut en aucun cas faire semblant d’ignorer la loi, pointant du doigt les adeptes du site de Businde.
Selon lui, les adeptes de Businde ne sont pas reconnus par l’Eglise Catholique dans leurs actes, raison pour laquelle ils ne doivent pas faire quoi que ce soit au nom de cette église.
Tout en « déplorant des pertes humaines » en date du 12 mars 2013, le Conseil National de Sécurité demande que les enquêtes soient accélérées pour mettre la lumière sur les causes de la fusillade de Businde, qui a ôté la vie à 9 personnes.
{{Même son de cloche à Kayanza}}
Ce mardi une réunion de sécurité dans cette province a été organisée par le Gouverneur de Kayanza pour se pencher sur cette question de la colline de Businde dans la commune Gahombo.
Les clauses de cette réunion sont déjà connues, annonce notre source à Kayanza. Désormais, une quarantaine de fidèles de Businde seront dispersés dans les prisons du Burundi, car il a été constaté que depuis leur cellule à Ngozi, ces adeptes continuent à organiser et même à coordonner les activités de Businde à l’aide des téléphones mobiles.
En plus, les enquêtes seront menées par les autorités pour savoir les ménages qui hébergeaient les fidèles de Businde, qui se rendaient à leur pèlerinage au site pour leurs prières, sur un site pourtant interdit d’accès.
L’administration pourra aussi collaborer avec certains membres de l’Eglise Catholique à la base pour identifier tous ceux qui n’obéissent pas aux ordres de l’Eglise et de l’administration.
{{Elle persiste et signe }}
Au moment où le Gouverneur de Kayanza présidait une réunion de sécurité sur la gestion de la crise de Businde, et au moment où le Conseil National de Sécurité se réunissait sur le même point, cette fille animait une conférence de presse à Bujumbura.
Eusebie Ngendakumana a annoncé ce mardi qu’elle ne peut pas empêcher les adeptes du site de Businde vieux de 15 ans de ne plus s’y rendre. Selon elle, ils sont poussés par la foi.
Loin de se soumettre à la décision de fermeture du site, Eusebie Ngendakumana souligne que chaque mois, les prières seront organisées sur ce site de Businde, un site situé sur sa colline natale, en déplaise les interdictions de l’Eglise Catholique et de l’Etat.
Selon Ngendakumana, le choix est clair entre les obligations de « Dieu » et celles des hommes. Elle annonce que son groupe est là pour respecter les injonctions divines et non celles des hommes (L’Etat et l’Eglise Catholique).
En allant à la « terre sainte » de Businde, les fidèles disent répondre à l’invitation de la Vierge Marie ; impossible alors pour eux de fermer les oreilles à cet appel malgré la fermeté de l’Eglise et de l’Etat.
Eusebie est apparue hier mardi devant les médias. D’une simplicité elle a répondu aux questions des journalistes habillée en ensembles noirs rayés, portant un chapelet sur son coup, sa tête couverte de voile.




