Burundi : Une troisième arrestation en 24 heures d’un narcotrafiquant à l’aéroport

    0
    657


    La police burundaise a, pour la deuxième fois consécutive, mis la main sur un trafiquant de drogue ce mercredi alors que ce dernier s’apprêtait à prendre l’avion.

    « Dans la suite des arrestations faites hier (mardi), la police d’ Interpole vient de saisir un autre trafiquant de drogue à l’aéroport de Bujumbura » a annoncé le porte-parole de la police Elie Bizindavyi hier mercredi, montrant aux journalistes son passport et les quantités de « cocaïne » saisis par la police.

    Estimés à 3 kg, cette quantité de cocaïne avait été cachée dans un sac de ce jeune Nigeria (35 ans), de façon à échapper même au contrôle des rayons X des scanners de l’aéroport de Bujumbura.

    Ces trafiquants, a-t-il continué, essaient de cacher leurs marchandises dans la doublure des sacs qu’ils transportent et ces drogues sont souvent cachés dans des isolants à tels points que les rayons X ne les atteignent pas lors des contrôles.

    « C’est un commerce international » a souligné Bizindavyi, soulignant qu’Ownuka Oscar qui venait d’être arrêté était le troisième nigérian arrêté en moins de 24h par la police Burundaise en possession des stupéfiants.

    Selon lui, le commerce du genre se fait en réseau et ces narcotrafiquants déjà arrêtés semblent être en réseau, car, a-t-il ajouté, ils ont en commun certains traits. D’abord ils viennent tous du Nigeria et sont ensuite, entrés au Burundi dans des dates qui se suivent tous. En effet, a t-il renchérit, ils sont entré au Burundi entre le 9 et le 12 et avait chacun, un séjour d’un mois, mais ont du écourter leur séjours.

    La police a aussi découvert des téléphones portant des cartes sim burundaises et des billets verts et surtout des billets du Naira, la monnaie nigériane, leur nation, en plus de quelques billets burundais.

    Bien que ce ne soit pas la première fois que la police burundaise se rende compte de la présence des narcotrafiquants étrangers au Burundi, le porte-parole de la police a rappelé que, il y avait quelques mois, un autre narcotrafiquant s’était fait surprendre dans un hôtel.

    Ce trafiquant dont l’identité n’avait pas été dévoilée, avait avalé des petits sacs de stupéfiants pour pouvoir les transporter, mais par mal chance, ceux-ci s’étaient cassées et le transporteur en a souffert jusqu’à ce que la police le découvre.

    Depuis, a ajouté le porte-parole de la police Elie Bizindavyi, rien n’avait montré que le Burundi serait sur le point de servir de « plaque tournante » du commerce des stupéfiants.

    Mais la police burundaise à des explications sur ce phénomène. Selon elle, les narcotrafiquants qui opèrent en réseaux internationaux et qui sont des voyageurs aussi, profitent de l’éloignement de certains pays souvent cités dans ce commerce, pour opérer dans des Nations aux contrôles anti drogues assez moins fréquentes comme au Burundi.

    Ainsi, a rapporté la police, au moment où ce commerce se trouve souvent décrié dans les pays de l’Amérique Latine et du golf de Guinée, et bien, les narcotrafiquants essaient de tromper la vigilance de leurs pays en passant par des pays d’abord éloignés des leurs, puis non impliqués dans ce commerce.

    Bien que la police burundaise ne possède pas de chiens policiers, l’attention de celle-ci a fait que ces quantités soient découvertes a souligné Elie Bizindavyi.

    « Nous n’avons pas besoins de chiens » pour découvrir ça, a-t-il conclut, soulignant aussi que les enquêtes étaient déjà en cours pour « démanteler le réseau » à l’aide aussi de Interpol Internationale.

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici