
Le premier colloque sur l’élevage au Burundi s’est ouvert ce 17 juin à Bujumbura. Les différents intervenants du secteur entendent redynamiser l’élevage pour une meilleure sécurité alimentaire dans le pays.
Moderniser l’élevage au Burundi. C’est l’ambition affichée par le colloque sur l’élevage, lancé ce 17 juin à Bujumbura. Pendant cinq jours, experts, officiels du gouvernement et différents acteurs du secteur réfléchiront autour du thème : « défis, opportunités et stratégies de développement de l’élevage au Burundi ». Pour cette première édition, il s’agit avant tout de dresser les états généraux du secteur de l’élevage dans le pays et de se fixer les objectifs à atteindre à court, à moyen et à long terme.
Dans son mot de circonstance, le deuxième vice président de la République Gervais Rufikyiri a déploré « l’insuffisance de la viande, du lait et des œufs » dans le pays. Une situation qui accentue la malnutrition, notamment parmi les enfants. Ce colloque s’inscrit dans l’optique de remédier ce problème en redynamisant le secteur de l’élevage afin de faire du Burundi « un pays où coule le lait et le miel ».
Pour le représentant de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) au Burundi, la solution passe par l’intensification de l’élevage. Il a indiqué que son organisation appuie déjà des projets allant dans ce sens. Il s’agit notamment de l’introduction de races sélectionnées de bétail et de l’insémination artificielle comme moyen de reproduction des animaux. Pour lui, l’enjeu est de taille : réduire la malnutrition et améliorer la qualité de l’alimentation au Burundi.
A la question de savoir comment atteindre cet objectif, la ministre de l’agriculture Odette Kayitesi privilégie une approche inclusive. « Nous comptons associer les acteurs tant privés que publics au-délà de l’appui que nous apportent les partenaires internationaux », a-t-elle expliqué.
Les travaux vont se poursuivre jusqu’au 21 juin.



