Les finalistes des humanités générales en Examen d’Etat sur fond de réclamations

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    Les élèves finalistes des écoles secondaires burundaises ont commencé à passer pour quatre jours, un test donnant accès à l’enseignement supérieur.

    Sur quatre établissements secondaires servant aussi comme centres de passation de ce test que l‘on a visité ce lundi matin, les élèves avaient répondu au rendez-vous !

    « Je ne me suis pas retrouvé sur la liste des élèves qui vont passer le test » a lancé un jeune autodidacte du Lycée Communal Gatumba, trouvé au Lycée Scheppers de Nyakabiga où se passait le test.

    Lors de notre passage vers 10h du matin, les superviseurs du test faisaient encore un appel et donnaient les dernières injonctions aux élèves venues de huit établissements scolaires, de la ville et des environs de celle-ci, comme la province de Bubanza. Plus de 560 élèves avaient répondu au rendez-vous.

    « Les autodidactes qui se sont fait inscrire mais qui ne se sot pas retrouvé sur la liste vont faire le test car leur cas est réglé », nous dira le directeur du centre de passation de l’examen d’Etat au Lycée Scheppers de Nyakabiga, après avoir reçu l’appel du bureau national de l’examen, connue aussi sous l’appellation de commission d’organisation de l’examen d’Etat.

    Selon les quatre élèves autodidactes trouvés sur place, ces derniers s’étaient fait inscrire chez leur ancien directeur, mais ne se sont pas retrouvé sur les listes des candidats au test.

    Selon le patron du centre, après vérification, ces quatre anciens élèves du Lycée Scheppers ont été autorisés de tenter leur chance pour la seconde fois après avoir échoué l’année dernière, tandis que celui du Lycée Communal de Gatumba n’a pas été autorisé de siéger. Il n’avait pas été reconnu par son directeur .

    Au lycée du Lac Tanganyika, plus de 1300 élèves étaient au rendez-vous. Mais jusque vers 11h l’appel n’était pas encore terminé et les élèves venus de plus de 15 écoles secondaires attendaient dans les salles de classes réservées à cette activité.

    Là aussi, comme au lycée Schepprs de Nyakabiga, le retard était du à l’appel des candidats et surtout aux réclamations des autodidactes. Ici, on disait que le test allait commencer vers 9h 30 minutes.

    Vers 11h, le directeur du centre du Lycée du Lac Tanganyika I a clôturé les réclamations des autodidactes par un ancien élève du Lycée Technique Saint Luc qui avait été inscrit pas son directeur technique mais celui-ci n’était pas présent pour justifier comment cet élève n’était pas sur la liste. Il n’a pas été autorisé de siéger.

    « Pardonne moi, je suis malheureux, autorise moi de travailler je me suis fait inscrire chez le directeur technique qui est allé dans l’internement et n’est pas accessible par téléphone.

    C’est bien lui qui m’avait mis sur la liste » supplie l’élève les yeux pleins de larmes.

    « Non la loi est claire », dit le directeur du centre. Pour lui, l’enfant est victime de la lâcheté de son directeur technique, si jamais ce dernier n’a pas pu transmettre son nom à la commission chargée de la préparation du test. Rendez-vous l’année prochaine si tu as encore du courage, dira un autre membre de l’équipe de surveillance de l’examen d’Etat sur cette école.

    Notons que le Lycée du Lac Tanganyika a deux centre de passation de l’examen d’Etat.

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    Si les deux premiers centres ont été en retard quant au début du test, le centre du petit séminaire de Kanyosha a donné une autre impression.

    « Nous avons commencé le test avec un retard de 15 minutes seulement. C’est-à-dire que nous avons commencé à 9h 45 minutes », nous dira Mme Marie Goreth Nduwimana, directrice du centre.

    Au total 359 élèves étaient attendus sur ce centre ; mais 12 candidats s’étaient absentés. Dans une des salles visitées, les candidats étaient espacés, contrairement aux deux autres centres visités.

    Au total dans tout le pays, au tour de 25.000 élèves sont attendus à l’examen d’Etat. Dix et huit centres de passation son éparpillés dans la ville de Bujumbura et un a été ouvert dans la ville de Nairobi au Kenya pour les élèves vivant encore dans cette ville et qui suivent les programmes d’enseignement burundais. Au total 42 centres de passation sont ouverts dans tout le pays.

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