Revue de la presse du 24 aout 2013

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    L’hebdomadaire Iwacu est revenu sur le parti Fnl. Il écrit que les positions se radicalisent.

    Malgré l’appel lancé par certains militants de ce parti d’organiser un congrès extraordinaire, chaque aile campe sur sa position. Le pont est déjà cassé, ajoute-t-il, entre le camp Miburo et Agathon Rwasa. Ce dernier refuse de se courber devant Emmanuel Miburo. Il invite plutôt cet homme et le pouvoir à la logique. Dans une interview accordée à l’hebdomadaire, il dit: le parti Fnl est là pour moi et je suis là pour lui.

    Dans un éditorial, Iwacu écrit que la gestion des ailes des partis politiques montre que le ministre de l’intérieur reste fidèle à ce principe vieux comme le monde : Divide et impera. De l’Uprona au Fnl en passant par l’Upd, le Frodebu et autres, des ailes des partis politique protégés, soutenus, sous le parapluie du grand parrain Cndd-fdd, se positionnent et espèrent, le moment venu, les dividendes de leur engagement. Certains diraient de leur trahison, estime le journal.

    Dans la rubrique « ils ont dit », le même journal iwacu revient notamment sur les propos de Rwasa et de l’ambassadeur Mamadou Bah. Le premier a dit: J’ai dit adieu aux armes. L’histoire d’un coup d’Etat en préparation est absurde. Je suis pour la lutte démocratique. L’ambassadeur Bah quant à lui s’interroge : tant que les hutu n’auront pas choisi leur roi, le Burundi aura toujours des problèmes. Est-ce que ce roi serait Peter Nkurunziza ? Il y a des contestations. Est-ce que ce roi serait Agathon Rwasa ? Il y a encore des contestations.

    Le journal Ijambo semble voir les choses économiquement pour écrire que le pouvoir est coincé entre le respect de ses engagements et le déblocage des aides promises à Genève.

    Pour ne se référer qu’aux dernières déclarations du ministre de l’intérieur sur le parti Fnl et les deux leaders qui se déclarent président à ses destinés, Agathon Rwasa et Emmanuel Miburo, Ijambo est surpris que cet homme de droit n’ait pas pris ses distances par rapport à ces disputes internes à cette ex-plus vielle rébellion hutu.

    L’hebdomadaire rappelle la récente déclaration de l’ambassadeur du royaume de Belgique au Burundi : « sans une préparation satisfaisante et transparente des élections de 2015, ces aides ne seront jamais accordées ». Or, poursuit le journal, la mise à l’écart de l’homme en qui un nombre non moins important du peuple hutu place sa confiance est la plus mauvaise des manières de préparer ces élections.

    Climat des affaires au Burundi : où en est-on ? S’interroge le magazine Burundi Eco.
    La réponse est du deuxième vice président de la République Gervais Rufyikiri qui indique que le Burundi a marqué beaucoup de points. Mais il n’est pas question de s’asseoir sur chaise longue ; il faut progresser encore dans le classement doing business.

    Depuis le début de la mise en place du comité multipartite de décision sur le classement doing business en 2011, le Burundi a déjà avancé de 21 places, écrit Burundi Eco.
    Burundi Eco qui, faut-il aussi le signaler, vient de fêter son lancement officiel ce vendredi, le jour qui a coïncidé avec une année de travail, mais également la mise en place d’un site web qui est : www.burundi-eco.com

    Gélase Ndabirabe a un groupe sanguin totalement anti-journalistes, titre l’agence Net Press.

    Le sénateur élu en 2010 pour le compte du Cndd-Fdd ne cesse de le démontrer à travers ses interventions. Il a demandé au ministre de l’intérieur de sanctionner sévèrement les journalistes qui parlent des ailes au sein des partis politiques. Le ministre Nduwimana lui a emboîté le pas en indiquant que cette réalité est aussi évoquée par les organisations de la société civile.

    C’est le même sénateur qui, le 19 avril, au moment où le sénat analysait le projet de loi sur la presse, a indiqué que les amendes exorbitantes infligées aux journalistes en cas d’infraction ne devraient inquiéter personne puisque les journalistes ont beaucoup de moyens financiers. Gélase Ndabirabe a cette spécialité de parler plus haut en premier ce qui se décide à voix basse ou à huis clos au sein de son parti, le Cndd-fdd.

    Une route baptisée Pierre Nkurunziza, une autre Denise Bucumi Nkurunziza

    Le site de la Radio Isanganiro écrit que la route Ngozi-Mwumba-Kanyaru Bas porte désormais le nom de Pierre Nkurunziza. Le nom de Mme Bucumi Nkurunziza est quant à lui donné à la route Buye-Songwe-Gitasi. Cela est du moins la décision du conseil communal de Mwumba, la commune natale des deux personnalités à savoir le Président de la République et son épouse.

    Si l’opposition y voit une façon de faire la propagande du parti présidentiel, écrit le site www.isanganiro.org , le président lui, y voit un geste de remerciement des gens qui se sont distingués dans de bonnes œuvres. Ils doivent être remerciés étant encore vivant que d’attendre leur mort pour les louer. Un des commentateurs suggère que la route Gitega-Mwaro devrait être baptisée Rwembe.

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