Attaques terroristes au Kenya : La police burundaise sur le qui-vive

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    La police burundaise se dit être sur le qui-vive depuis l’intervention des soldats burundais en Somalie avec les menaces des Al Shebab qui en ont suivi. Ce sont les propos de Pierre NKurikiye, porte-parole de la police ce lundi matin à Bujumbura.

    « La police burundaise ne ménagera aucun effort pour prévenir l’attaque terroriste » a déclaré le porte-parole de la police, joint par téléphone par la rédaction Isanganiro.

    Depuis l’envoie des troupes burundaises en Somalie, les Al Shebab ont menacé de faire des attaques au Burundi, pour lui demander son retrait de la Somalie. Des attaques ont été menées dans le même sens au Kenya et en Ouganda, tuant des dizaines de civiles.

    Les trois pays de l’Afrique de l’Est ont des contingents en Somalie dans le cadre de la Mission de la paix de l’Union Africaine
    Depuis ce samedi, des dizaines de gens ont été tués par des ravisseurs Al Shabab et les combats se poursuivent jusque ce lundi dans l’après midi.

    Le nombre de victimes dans l’attaque terroriste au Kenya avoisinerait 70 selon une source sur place ce lundi.

    Les assaillants Al Shebab qui ont attaqué le Westegate ont rejeté toute idée de négociation entre le commando et le Gouvernement Kenyan pour libérer les otages.

    Parmi les victimes de cette attaque, figure le célèbre auteur ghanéen Koffi Owoonor, dont les œuvres sont enseignées dans diverses universités dans le monde et même au Burundi. Une autre victime connue est le neveu du président Kenyan, tué avec sa fiancée dans ce complexe de business. Une autre célébrité qui a perdu la vie dans cette attaque c’est un artiste australo-britannique tué lui aussi dans ses attaques.

    Depuis samedi, le centre d’affaire dénommé Westgate a été attaqué par une dizaine de Moudjahidin, faisant des centaines d’otages et des dizaines de blessés et de tués.

    Une information de la police kenyane publiée sur son compte twitter dit que parmi les assaillants aucune femme n’est signalée, balayant ainsi d’un revers de main des informations selon lesquelles une femme blanche d’origine britannique dirigerait l’attaque.

    Depuis l’annonce de cette mauvaise nouvelle samedi dernier, les rescapés disent avoir assisté aux fusillades des personnes non musulmanes de ceux qui échouaient de dire le nom de la mère de Mohamed, le prophète de la religion musulmane.

    Certaines autres sources disent que ceux qui échouaient de faire certaines récitations coraniques étaient aussi éliminés. Des témoins rescapés de cette attaque terroriste ont raconté aux médias que les tueurs avaient des armes à feu et ont même tirés sur des enfants qui se trouvaient avec leurs parents dans ce complexe.

    La police kenyane a essayé d’éloigner les résidents du lieu du drame mais sans succès et a été obligé d’utiliser les gaz lacrymogènes « alors que nous intensifions nos opérations pour mettre fin à cet acte cruel », peut-on lire sur le compte twitter de la police Kenyane.

    La police kenyane dit qu’il y a, parmi les assaillants, beaucoup de nationalités. La liste donnée par les terroristes sur leur compte avant que celui-ci ne soit fermé par twitter Co., montrait des nationalités américaines, britannique, somalienne, syrienne, canadiennes kenyane et autres parmi les ravisseurs du Westgate.

    Des informations avaient aussi fait le tour de la toile pour parler de la présence des éléments israéliens dans la lutte contre ce groupe qui a pris en otage les centaines de civils dans Westgate. Cependant, vers l’après midi de ce lundi, un haut officiel de l’armée israélienne a démentit la présence des soldats de son pays dans cette opération.

    « Pas de soldats israéliens au Kenya. Pas d’otages israéliens dans le complexe », dira cet officiel israélien dont le tweet a été repris par le Correspondant de la BBC au Kenya.

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