
Le parti PTD Twungurunani déplore l’orientation de plus de 7 milliards de francs bu de l’Institut National de Sécurité Sociale dans le financement d’une entreprise de fabrication des jus.
Au cours d’une interview que Paul Nkunzimana a accordée à la Radio Isanganiro ce mercredi à propos de ce transfert des fonds de l’INSS vers l’entreprise AMANDA DRINKS, il a indiqué que ce transfert constitue un mal pour le Burundi parce qu’il prédit la privatisation de cette entreprise. Selon lui, une fois privatisée, l’INSS aura relégué à l’écart les droits sociaux des travailleurs et en particulier des retraités.
Paul Nkunzimana appelle les autorités de cette institution à abandonner ce projet qui ne vise qu’à écarter les avantages sociaux des affiliés de l’INSS.
« La politique de privatisation des entreprises ne vise qu’à accroitre la pauvreté des Burundais comme d’autres entreprises aujourd’hui privatisées » selon ce professeur d’université.
Face à cette situation, les premiers à décrier ce transfert des fonds de l’INSS vers AMANDA DRINKS sont les anciens militaires et policiers aujourd’hui en retraite.
Gervais Ntigwinyegeza , le président de l’Association des Retraités du Burundi et Amicale des Militaires en Non Activités revient sur une série de projets que l’INSS a mis sur pied a accouché d’une souris, causant ainsi trop de pertes au pays avant de demander ensuite aux affiliés de se mettre ensemble pour décrier ledit projet.
Selon lui, outre que l’Etat Burundais a une dette de plus de 11 milliards envers l’INSS, cette dernière a enregistré une perte estimée à 584 millions et 84 millions respectivement pendant la faillite de la Banque populaire et Merdian Bank et plus de 140miilions lors de la faillite des entreprises Verrundi et Sicom dans les années écoulées.
Selon ces retraités, le passé burundais ne nous aura pas servi de leçon si une fois ce transfert de fonds de l’INSS effectué.



