
« Nous demandons au ministre de la ministre de la fonction publique de ne pas cautionner la décision de l’Institut National de Sécurité Sociale visant à engager l’argent des contribuables dans ce projet de fabrication des jus. A défaut de cela, nous allons demander aux concernés d’arrêter le travail », ce sont les propos du président du Confédération des Syndicats du Burundi ce mardi 8 octobre 2013 à propos de l’affectation de plus de 7 milliards de francs bu dans un projet de fabrication de jus d’ananas dénommé Amanda Drinks.
Tharcisse Gahungu, le président de la COSYBU s’est exprimé sur ce sujet qui défraie la chronique ces derniers jours. L’INSS a décidé d’affecter cette colossale somme d’argent dans ce projet sans que la mesure n’ait pas fait consensus au sein du conseil d’administration. Sur les 12 personnes qui composent ce conseil, 6 d’entre elles sont sorties de la salle de délibération pour exhiber leur désarroi par rapport à cette mesure. Les 6 qui restent ont été nommés par le gouvernement ont cautionné la proposition.
Cependant l’heure est aujourd’hui aux revendications chez les syndicalistes. Tharcisse Gahungu estime que les fonctionnaires n’entendent pas laisser la mesure être d’application. Comme arguments, l’INSS, d’expérience, a déjà enregistré de pertes énormes en s’écartant de sa mission principale qui est de promouvoir les valeurs sociales au sein des membres et non commerciales.
Ceux qui s’opposent à cette innovation estiment que dans le passé l’INSS a perdu beaucoup d’argent avec notamment l’effondrement de la banque populaire, Socam, et autres.
De la part de ces personnes, ce projet risque d’occulter plutôt la faillite de l’entreprise, raison pour laquelle elles demandent aux autorités de ce pays de revoir ce projet. Une étude sur la faisabilité a déjà conseillé aux autorités de ce pays de ne pas mettre en application la mesure.



