Les dessous sur le financement de l’agriculture au Burundi

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    L’ONG locale Parole et Action pour le Réveil de la conscience et l’Education des Mentalités au Burundi estime que la mauvaise répartition du budget affecté dans secteur de l’agriculture se trouve à la base de l’insécurité alimentaire bien que ces 7 dernières années le pouvoir de Bujumbura n’ait pas cessé de revoir à la hausse le budget destiné au développement du secteur de l’agriculture et de l’élevage depuis 2005.

    Au cours d’une conférence de presse que Faustin Ndikumana a animée ce mardi, il a déploré le fait que 92 % des agriculteurs burundais ne reçoivent pas des appuis financiers de la part du gouvernement selon une étude faite en 2012 sur l’accès au financement de l’agriculture et l’élevage. Le gros du budget est orienté dans le secteur de l’agriculture, certes , mais ce sont les fonctionnaires de l’Etat qui en profitent surtout ceux qui sont dans les superstructures selon Faustin Ndikumana.

    La mauvaise gouvernance des fonds explique aussi cette crise alimentaire selon Faustin Ndikumana . « Le manque de transparence dans les marchés publics et l’absence d’études poussée pour développer ce secteur sont certaines des entraves de développement de ce secteur » a indiqué le président de la PARCEM.

    Une des conséquences de cette situation est que plus de 60% de la population se trouve dans l’insécurité alimentaire. Au-delà de cette situation le fond ‘investissement agricole tarde de devenir une réalité parce que les politiques s’y immiscent alors que les bailleurs avaient musé plutôt dans sa professionnalisation.

    Au moment où les burundais qualifient d’inédite le fait que l’argent ne parvient pas au Burundais estiment qu’il y a plutôt anguille sous roches. Selon eux aussi longtemps que les superstructures seront toujours beaucoup payées, le fond d’investissement ne deviendra jamais réalité.

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