Revue de la presse du 16 novembre 2013

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    Le BNUB, Fin du mandat ou témoin gênant ?

    Le Gouvernement juge que la présence d’un bureau des Nations Unies au Burundi au Burundi (BNUB) n’est plus nécessaire. Il a envoyé deux notes verbales au Conseil de Sécurité des Nations Unies demandant sa fermeture dès la fin de l’année 2013. Selon le journal {Iwacu}, le ministre des relations extérieurs et de la coopération, Laurent Kavakure, indique que depuis 2010, il est incontestable que le Burundi a fait des avancées indéniables à travers le programme de consolidation de la paix. Il ajoute que la paix et la sécurité règnent sur tout le territoire national, un bon moment pour s’attaquer au développement du pays.

    Jacques Bigirimana, président de l’opposition extra-parlementaire, est de l’avis du gouvernement Burundais. Il soutient que la mission du BNUB est terminée, et qu’il faut remplacer le BNUB par l’Union Africaine et la Communauté est- africaine.

    Pour le premier vice- Président de la République Bernard Busokoza, si le BNUB venait de partir, ça serait un départ prématuré. Après avoir reçu la délégation des Nations Unies, écrit l’hebdomadaire, Bernard Busokoza, par le biais de son conseiller en communication, a déclaré que le Bureau des Nations Unies au Burundi est encore nécessaire dans un pays qui s’apprête à organiser des élections générales en 2015. Il estime que la cessation du BNUB se fera en douceur avec la collaboration de tout le monde.

    Même son de cloche pour Léonce Ngendakumana, président de l’ADC-IKIBIRI. Pour lui, ce n’est pas au moment où le gouvernement prépare un coup d’Etat contre la constitution votée par le peuple burundais qu’il va chasser les Nations Unies. Léonce Ngendakumana estime que ceux qui demandent la fermeture du BNUB veulent tricher encore une fois aux élections .Il déclare également que le gouvernement veut chasser le représentant du secrétaire général des Nations Unies parce qu’il a exprimé clairement la position des Nations Unies sur la mise en œuvre de la feuille de route convenue avec le gouvernement.

    LA Tanzanie ne peut pas abandonner la communauté Est-africaine, titre le magazine {Burundi Eco}.

    Le Président tanzanien Jakaya Mrisho Kikwete a indiqué que la Tanzanie ne quittera jamais cette Communauté et fera tout ce qui est en son pouvoir pour s’assurer qu’elle survit et devient prospère malgré les efforts déployés par le Kenya, le Rwanda et l’Ouganda d’exclure son pays, la Tanzanie.

    Le Président Kikwete révèle que deux ou plusieurs pays sont autorisés à répondre sur des questions bilatérales ou trilatérales, mais ils peuvent le faire seulement pour discuter des questions qui ne sont pas dans le protocole de l’EAC ou celles qui ont été décidées dans les réunions des chefs d’Etats. « La violation de ces principes par le Rwanda, le Kenya et l’Ouganda attriste profondément le Président Kikwete », écrit {Burundi Eco}.

    Pour calmer la situation, quatre jours après le discours du président tanzanien, Amina Mohamed, secrétaire au cabinet des affaires étrangères du Kenya, s’ est rendue en Tanzanie où elle a déclaré que son pays veillerait à l’ avenir à ce que la Tanzanie ne soit pas isolée en matière d’ intégration politique et économique au sein de la communauté.

    L’hebdomadaire {Ijambo} écrit que Le paludisme au sommet des maladies qui emportent beaucoup de gens en province Kirundo.
    Selon des données fournies au Journal {Ijambo} par Alphonse Nkurunziza, médecin directeur de la province sanitaire de Kirundo, quinze personnes meurent chaque semaine suite à cette maladie et la plupart d’ entre elles sont des enfants de moins de cinq ans.

    {Ijambo} écrit que les principales causes de cette maladie sont la non-utilisation de moustiquaires à leur fin par les ménages. Certains les utilisent pour faire des poulaillers, d’autres les confectionnent en sous-jupes, et les autres encore les utilisent pour faire de la pêche dans les lacs Rweru, Cohoha et Rwihinda où 4000 moustiquaires ont été saisis par la police.

    Clôturons cette revue de la presse par le journal {Iwacu} qui met en hausse cette semaine la commission diocésaine Justice et Paix de Bujumbura pour avoir organisé une formation à l’endroit des conducteurs de motos et vélos.

    En baisse se trouve le gouvernement du Burundi pour avoir soumis à l’Assemblée nationale un projet de loi non consensuel sur l’amendement de la constitution. Le parti Uprona et Frodebu Nyakuri ont décrié ce projet alors qu’ils sont représentés au gouvernement.

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