
« Notre mission est de prévenir le ministère de la santé publique et de la lutte sur des probables détournement des fonds de l’Etat qui risquent de faire parler d’elles lors de l’équipement en matériel du Centre de Dialyse à l’Hôpital prince Régent Charles » ce sont les propos de Gabriel Rufyiri ce mercredi.
Dans une conférence de presse qu’il a animée sur le projet d’équipement du Centre de Dialyse à l’hôpital Prince Régent Charles , le président de l’OLUCOME a indiqué que le coût total de ce matériel est estime à près d’un milliard de francs bu selon l’Observatoire de la Lutte contre la Corruption et les Malversations Économiques.
L’OLUCOME déplore de constater que le dossier d’appel d’offre est de type gré à gré au regard de la façon dont il peut ouvrir la porte à la corruption. Cette organisation a enregistré beaucoup de cas où effectivement les marchés de type gré à gré constituent des brèches pour le détournement des finances de l’Etat raison pour laquelle il interpelle les instances de l’Etat à abandonner ce type d’appel d’offre.
Gabriel Rufyiri a relevé une série de marchés publics de type gré à gré qui ont été émaillés de corruption notamment l’achat du logiciel du ministère des finances pour le traitement des salaires des fonctionnaires de l’Etat, l’achat d’un scanner de l’hôpital prince régent, la radiographie du Centre Hopitalo- Universitaire de Kamenge et d’autres matériel. Ceux- ci ne fonctionnent pas jusqu’à ce jour et le pays en perd énormément.
L’OLUCOME appelle le président de la république à aider pour que la transparence dans la passation des marchés publics à défaut de quoi cette organisation risque de se retirer du conseil de régulation pour la passation des marchés publics.
La ministre de la santé publique et de la lutte contre le Sida est très claire sur la question. Elle indique que L’OLUCOME n’a pas fait d’enquête avant rendre publique cette communication. Le ministère de tutelle a recouru au marché gré à gré parce qu’il avait manqué quelqu’un pour ce marché. Elle tranquillise le public en soulignant l’économie burundaise n’en pâtira pas. Tout sera mis en œuvre pour empêcher les détournements des deniers publics selon Dr Sabine Ntakarutimana.



