La privatisation des entreprises de l’Etat ou “vache laitière”, dit le Parcem

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    Même si le Burundi s’est résolu à adopter la privatisation de certaines “entrepris publiques pour assainir la situation économique comme plusieurs Pays Africains”, il reste toujours en arrière.

    Ce sont les propos du représentant légal du PARCEM, une ONG locale, au cours d’un point de presse organisé ce jeudi à l’intention des journalistes sur la problématique de la privatisation des entreprises publiques.

    Il affirme que la privatisation des biens et services publics s’inscrit dans le cadre de la politique de la revue des dépenses publiques approuvées par le gouvernement appuyée par les bailleurs de fonds.

    Au moment où la privatisation des entreprises publiques est une œuvre achevée dans d’autres Pays de la communauté Est Africaine, seul le Burundi traine les pieds raison pour la quelle la Banque mondiale est souvent sévère par rapport à ce retard, ajoute-t-il .

    Faustin Ndikumana donne des raisons qui justifient ce retard de privatisation des Entreprises Publiques : “c’est d’abord le manque de la stratégie claire de privatisation”. D’après lui, “le mode de privatisation à choisir devrait dépendre du type d’Entreprise à privatiser et l’Etat dans le quel, elle se trouve”.

    Il souligne que le manque de cette stratégie ouvre la porte à toutes les spéculations et la non maitrise du coût social et économique de la privatisation et donne l’exemple de l’échec qui accompagne la privatisation de la filière café.

    La Manque de transparence est une autre raison justifiant ce retard dit –il .

    Faustin Ndikumana affirme que dans plusieurs États Africains y compris le Burundi, “la privatisation constitue une vache laitière pour la classe au pouvoir car c’est une belle occasion de monnayer le transfert de propriété des actifs de l’Etat”.

    Il dit aussi le manque de communication qui , par conséquent provoquent une résistance acharnée à tord ou à raison de la part de ces derniers.

    Le PARECEM ajoute l’environnement des affaires moroses la privatisation se heurte des fois pour les nationaux aux manques des crédits Bancaires pour l’achat des actifs , le manque de justice aussi fausse, la concurrence et la corruption dans les marchés publics reste une entrave.

    Il y a aussi la gestion opaque de l’argent produit de la privatisation car la loi actuelle sur la privatisation laisse un certain pourcentage du produit, de la privatisation pour alimenter un compte, mais ce compte est géré d’une façon opaque souvent de mission inopportune et beaucoup de tentatives des autorités de se faire rémunérer sur ce compte.

    Devant cet état des lieux le Président de la PARECEM recommande au gouvernement la transparence totale dans la privatisation, le respect de la loi et des institutions habilités, faire une évaluation objective de la valeur du patrimoine à privatiser, promouvoir l’environnement des affaires et améliorer le contexte macro-économique, rendre la justice indépendante, sensibiliser les acteurs pour obtenir leur adhésion et mettre en place en mécanisme de suivit, de l’impact à l’économie des Entreprises privatisées.

    Rappelons que au 31 décembre 2012 le secteur public comprenait 32 sociétés para publiques et aujourd’hui seules 16 ont été privatisées.

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