
La PARCEM estime que beaucoup de zones d’ombre jalonnent le nouveau projet de loi sur le budget de l’Etat 2014 et risquent d’ouvrir la porte à la baisse du pouvoir d’achat de la population au cours de l’année prochaine.
Au cours d’une conférence de presse de ce vendredi sur les imperfections contenues dans le projet de loi sur le budget de l’Etat – exercice 2014, le président de la Parole et Action pour le Réveil de la Conscience et le Changement des Mentalités, Faustin Ndikumana, a indiqué que le gouvernement est incapable d’expliquer où il pourra tirer plus de 60 milliards de francs au moment où plus de 600 milliards proviendront essentiellement de la part des bailleurs de fonds. Cette situation prédispose encore une fois le Burundi à une situation de crise financière selon Faustin Ndkikumana.
Le président de cette organisation de la société civile estime que la taxation des biens et services qui sera inéluctable aura pour incidence l’augmentation des taxes sur des marchandises sur le marché, une situation ayant des résultats néfastes sur le pouvoir d’achat de la population.
Les secteurs de croissance économique ont été relégués à l’écart par le gouvernement selon cet activiste des droits économiques au Burundi. Faustin Ndikumana a indiqué que le secteur de l’agriculture, celui de l’énergie et autres n’ont pas eu une place de choix dans ce projet de loi. Face à cette situation, il a qualifié de légèreté, les 5 heures que les députés ont consacré à l’analyse du projet de loi sur le budget de l’Etat.
Pour que tous les acteurs politiques du Burundi se retrouvent dans ce projet de loi, les acteurs politiques, la société civile et les spécialistes des questions d’ordre économiques devraient s’entendre sur les défis à porter à ce pays. Ce faisant, chaque ministère devrait aussi recevoir un moment pour expliquer la façon dont il compte utiliser son budget au lieu de consacrer seulement 5 heures au débat sur un projet synonyme de cœur de la vie économique du pays.
Ce projet de loi prévoit plus de 60% du budget aux frais de fonctionnement des différents ministères. Depuis 2010, la société civile s’indigne contre le même projet de loi sous prétexte qu’il arrive souvent avec retard.



