
Révision de la Constitution : l’ADC-Ikibiri appelle les Nations unies à la rescousse. Le journal {Iwacu} revient sur la correspondance adressée le 30 décembre 2013 au Secrétaire Général des Nations Unies, où l’Adc-Ikibiri dénonce un coup d’État constitutionnel en cours.
D’après le porte-parole de cette alliance, le pouvoir Cndd-Fdd est décidé à faire voter coûte que coûte le projet de modification de la Constitution. C’est un projet qui met fin à l’Accord d’Arusha et consacre un coup d’Etat constitutionnel. La coalition demande au Secrétaire Général des Nations Unies d’user de son influence pour ramener le parti présidentiel à la raison.
{Iwacu} revient aussi sur le discours du président de la République à l’occasion du nouvel an. Des réalisations, des défis et des perspectives ont été dressés pour 2014, une année qui est, selon Pierre Nkurunziza, l’année pour corriger les erreurs constatées en 2013.
2013 a été chargée de défis, d’échecs et de certaines dates noires. A commencer par l’évènement qui a marqué les esprits, brisé des vies : l’incendie du marché central de Bujumbura du 27 janvier. Les ménages en ont souffert. Le gouvernement aussi. Détérioration de l’éducation dans les écoles avec 4.760 cas de grossesses non désirées enregistrés. Sans parler des rumeurs sur les menaces terroristes qui ont rythmé le quotidien de la population en 2013.
Pour 2014, l’essentiel du message ira tout droit vers les acteurs politiques : « Qu’ils aillent doucement en cessant de chauffer les esprits de la population. Les scrutins de 2005 et 2010, qui se sont bien déroulés, suffisent pour nous servir de leçon, et 2015 doit être une réussite beaucoup plus que ces deux dernières ».
Le président Pierre Nkurunziza fonce vers un troisième mandat, titre le journal {Arc-en-ciel}.
Cela ne demande pas de lunettes spéciales pour le voir ; toutes les batteries sont en marche pour qu’il puisse obtenir un troisième mandat à la tête du pays. Même si le numéro un burundais garde son mutisme sur cette question, poursuit l’hebdomadaire, c’est sa stratégie de laisser pourrir la situation pour pouvoir la récupérer à l’aise. Pendant ce temps, les contacts se multiplient pour gagner quelques députés de l’Uprona, du Frodebu-Nyakuri et du représentant de la communauté batwa.
Du côté du parti Cndd-fdd, poursuit {Arc-en-ciel}, certains cadres refusent un troisième mandat au président Nkurunziza. Mais tout le monde est d’accord dans les rangs de ce même parti que sans lui à la prochaine présidentielle, le Cndd-Fdd serait facilement atomisé par le candidat de l’Adc-Ikibiri.
Le même hebdomadaire revient aussi sur la pensée de certaines personnalités. Nous n’en citons que trois : le philosophe suisse Jean-Jacques Rousseau, le romancier autrichien Arthur Schnitzler et le fabuliste latin Phèdre.
Le premier a dit : « le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit, et l’obéissance en devoir ».
Le romancier Arthur a dit : « il y a trois sortes d’hommes politiques : ceux qui troublent l’eau ; ceux qui pêchent en eau trouble ; et ceux, les plus doués, qui troublent l’eau pour pêcher en eau trouble ».
Et à Phèdre de dire : « celui qui aime à être loué par des paroles trompeuses en est généralement puni par sa honte et ses regrets ».
Le magazine {Burundi Eco} se demande si la population a oubliée de célébrer la fête du nouvel an. Il écrit que les vendeurs aux différents marchés de la ville de Bujumbura n’ont pas eu beaucoup de clients comme pour les années passées.
Le 31 décembre 2013, à la veille du nouvel an, {Burundi Eco} est passé à l’ancien Grenier du Burundi, appelé aujourd’hui Grocery Store. Les vendeurs avaient devant eux des tas de produits, mais pas de bousculades de clients. De l’autre côté, des vendeurs ambulants. Certains avaient une chanson dans leurs bouches: bonne année n’a pas eu lieu.
Appel à la limitation des naissances : L’agence en ligne {Net Press} parle d’une pure perte de temps sans mesures contraignantes. Elle revient sur le message à la Nation du Président Nkurunziza, à l’occasion du nouvel an 2014.
Il a une fois de plus appelé les familles burundaises à planifier les naissances. Cependant, il n’en a pas indiqué les moyens, qu’ils soient de nature artificiels ou d’ordre disciplinaire. Cet appel à l’examen de conscience des couples s’est toujours révélé improductif et le restera pour de longues années encore, si des mesures contraignantes ne sont pas prises, comme cela a été fait dans la lointaine République populaire de Chine.


