Revue de la pesse du 11 janvier 2014

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    L’hebdomadaire {Iwacu} revient sur la correspondance que le ministre de l’intérieur a adressée le 6 janvier dernier au président de la cour suprême lui demandant la dissolution de 15 partis politiques.

    Comme motif de cette correspondance : ces partis n’existent que de nom et ne remplissent aucune condition de la loi régissant les partis politiques au Burundi. Et l’hebdomadaire d’écrire dans un grand titre sur sa page d’accueil : Il enterre 15 partis politiques.

    A travers une caricature, {Iwacu} montre un homme aux grosses joues, pelle à la main, en train d’enterrer ces partis. On peut lire dans le tombeau et à ses côtés, les noms des partis comme Pit, Abasa, Pacona, Sonovie, Abahuza, Radebu, Icanzo, et bien d’autres. L’homme qui les enterre est visiblement fatigué, mais courageux.

    Politique et école : mariage de la carpe et du lapin, écrit encore le journal {Iwacu}.

    Il parle d’un constat affligeant : la politisation des élèves dans le milieu scolaire. Le parti au pouvoir est pointé du doigt chaque fois que ce phénomène s’observe.

    Notre confrère parle de marche ou crève à l’ETS Kamenge. Là, l’empoisonnement d’un élève est la partie émergé de l’iceberg. Actes d’intimidation, passage à tabac, vols, viols, … un climat de terreur y règne selon Iwacu. Cependant, la direction dément.

    Au lycée Musema en province Kayanza, tout est politique. {Iwacu} parle d’un climat malsain entre élèves ; certains éducateurs et direction à couteaux tirés.

    A Gitega, la politique gagne les élèves selon toujours l’hebdomadaire. Ils adhèrent et participent dans les activités des partis politiques. Les responsables scolaires réfutent les accusations, mais les parents s’inquiètent.

    Au lycée communal Nyamutobo en province Ruyigi, les responsables de l’école essaient de ne pas mélanger politique et études. La politique, oui, mais en dehors de l’école.

    Les jeunes affiliés aux partis politiques doivent se comporter en simples adversaires politiques et non en ennemis.

    Au moment où le Burundi approche les échéances électorales prévues en 2015, écrit le quotidien gouvernemental {Le Renouveau du Burundi}, ces jeunes devraient adopter un comportement responsable et ainsi mettre en avant le respect mutuel, la tolérance politique et le respect des droits humains afin de cheminer vers des élections libres, régulières, transparentes et apaisées.

    Un haut gradé de la force de défense nationale en état d’arrestation pour fraude de médicaments.

    Selon l’agence burundaise de presse ({ABP}) du 9 janvier, le présumé voleur est un colonel de la FDN qui a été appréhendé par le commissariat régional en zone sud, exactement dans la zone Buruhukiro de la commune Rumonge en province Bururi. C’est dans cette localité en effet où la police a saisi un stock de médicaments divers volés dans des stocks gouvernementaux.

    Le présumé voleur a dit que ce stock lui appartenait depuis l’époque où il servait comme combattant avant son incorporation dans les Forces de défense Nationale. Le parquet de Bururi et la brigade spéciale anti-corruption se sont disputé les compétences pour verbaliser l’intéressé.

    La faculté de droit remise au spécialiste du domaine

    L’agence {Net Press} écrit que l’Université du Burundi vient de confier provisoirement au constitutionnaliste Pascal Rwankara les fonctions de doyen de la faculté de droit. Depuis un certain temps, ce poste était occupé par un profane en la matière, le physicien Pierre-Célestin Karangwa.

    En page environnement, le journal {Burundi Eco} parle de routes à tombeaux ouverts : le pire est imminent.

    Plusieurs endroits des routes quittant ou menant vers la capitale Bujumbura menacent d’accidents. Les autorités affirment qu’elles y pensent, mais le pire peut arriver d’un moment à l’autre, écrit l’hebdomadaire.

    {Burundi Eco} écrit aussi que l’accès des handicapés physiques à certaines infrastructures est toujours difficile.

    Il propose qu’il y ait des normes adaptées pour faciliter l’accessibilité de ces infrastructures aux personnes handicapées. Si par exemple quelqu’un qui se déplace sur une chaise roulante veut payer l’impôt au ministère des finances, il ne pourra pas le faire et c’est une perte pour le pays.

    Le baromètre de la semaine :

    Le journal {Arc-en-ciel} a décerné la médaille d’or en âme et conscience, à Mr Charles Ndagijimana, président de la cour constitutionnelle, au nom de tous les membres de cette cour, pour leur engagement inattendu de déclarer inconstitutionnelles certaines dispositions de la loi sur la presse au Burundi.

    Quant à la médaille de la honte, il l’a décernée à X, au nom de tous les magistrats manipulés. Il propose au gouvernement d’organiser un séminaire de deux semaines en rapport avec l’indépendance de la magistrature. Pour {Arc-en-ciel}, ce séminaire s’organiserait à la prison centrale de Mpimba.

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