
Le Burundi est l’un des 5 pays au monde qui dépendent plus de l’aide extérieure, ce sont les propos de Faustin Ndikumana, représentant légal de Parole et Action pour le Réveil des Consciences et l’Evolution des Mentalités, PARCEM, au cours d’une conférence de presse ce vendredi sur les propos du ministre des finances sur les réalisations du ministère burundais des finances et la planification du développement économique.
Faustin Ndikumana rejette les propos du ministre des finance qui affirme que la pauvreté au Burundi a fortement reculé et que les indicateurs macroéconomiques du pays tiennent bon. Selon la Parcem, cette affirmation est fausse car, “67% de burundais vivent en dessous du seuil de pauvreté alors que 58% d’enfants souffrent de la malnutrition, ce qui montre que la pauvreté règne au Burundi”.
Parmi les facteurs relevés par le Représentant Légal de la Parcem figurent la forte dépendance à l’ aide étrangère, l’instabilité de l’appui budgétaire au secteur privé, les projets abandonnés, les aléas climatiques et la chute de la production alimentaire. Il ajoute également la faiblesse des devises et la surtaxation.
La PARCEM propose au gouvernement d’affronter le réalisme et d’organiser les états généraux sur l’économie pour débattre de toutes ces questions au lieu de se targuer, selon Faustin Ndikumana, des avancés qui risquent d’être artificielles.



