Une ONG demande au Gouvernement de rembourser sa dette à la Banque Centrale

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    Au lendemain de la [déclaration de la politique monétaire->http://www.brb.bi/se/docs/declara_polmon_oct_2013.pdf] par la Banque de la République du Burundi l’ONG Parole et Action pour Eveil et le Changement des Mentalités (PARCEM) déplore un « manque de transparence dans le secteur minier » et « l’endettement de l’Etat pour son fonctionnement » au près de la Banque Centrale.

    « Nous demandons au Gouvernement de rembourser les 300 milliards qu’il a contracté au près de la BRB » a demandé le président du Parcem Faustin Ndikumana dans une conférence de presse qu’il a tenue au siège de son organisation.

    Le Parcem a estimé que la BRB est devenu une vache laitière au Gouvernement qui contracte des dettes sans pour autant les rembourser dans les délais raisonnables ce qui peut conduire à l’augmentation de l’inflation bien que celle-ci est projetée à 6,6% cette année.

    Le Parcem a souligné que les dettes contractées par l’Etat au sein de la Banque centrale sont destinées à son fonctionnement alors que les secteurs clés comme l’agriculture et l’élevage sont toujours moins subventionnés.

    Selon lui, il est difficile de croire que le pays sera un jour développé, alors que la transparence laisse à désirer, et la traçabilité des fonds impossible.

    « Imaginez-vous quelqu’un qui fait une transaction de plus d’un milliards de dollars sans passer par une banque », s’est étonné le Représentant Légal du Parcem Faustin Ndikumana.

    Selon lui, le Ministère des Finances et de la Planification n’a pas encore dit pourquoi la Cellule de Renseignements Financières recommandée par les Institution de BrettonWoods n’est pas encore opérationnelle.

    Celle-ci, a estimé l’ONG locale de lutte contre la corruption, devrait traquer les opérateurs clandestins et lutter contre l’évasion fiscale, selon toujours le président du Parcem.

    « Demandez au Ministre des Finances pourquoi la Cellule de Renseignements Financiers demandé par la Banque Mondiale n’est pas fonctionnelle jusqu’à présent », a demandé Ndikumana.
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    Une croissance économique insuffisante}}

    Alors que la banque centrale projette la croissance économique de cette année à 5%, avec une stabilisation de l’inflation à 6,6%, le Parcem trouve plutôt que le pays n’a pas d’excuses au moment où des pays sortant de la crise « se sont montré performant jusqu’à atteindre plus de 10% de croissance par an ».

    Selon Faustin Ndikumana, les 5% de croissance économique pour 2014 n’atteignent même pas les 7% convenus entre le Burundi et les Nations Unies (via le PNUD comme croissance la plus minimale d’un pays qui sort de la crise comme le Burundi.

    Il aurait fallu, selon Ndikumana, une croissance supérieure à cela et les supports ne manquent pas. Il déplore la corruption dans le secteur minier qui, normalement devrait prendre la relève après la chute de la production du café ces derniers jours.

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