Au tour de 80 personnes arrêtées depuis samedi

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    Près de 80 membres de l’opposition en général et du parti Mouvement pour la Sécurité et le Développement (MSD) ont été arrêtés depuis samedi par la police, a annoncé le président de l’Association de Défense des Droits des Prisonniers et de l’Homme (APRODH) Pierre Claver Mbonimpa.

    S’exprimant dans une brève interview par téléphone, Mbonimpa a souligné que certaines des personnes arrêtées avaient été gardées dans les cellules de la Police Spéciale de Recherche (PSR) et d’autres dans les cellules du Service National de Renseignement (SNR).

    Aucun membre de l’Uprona (aile Nditije) resterait encore en prison après la dispersion de la manifestation suivie par l’arrestation de certains membres du groupe, selon toujours Pierre Claver Mbonimpa.

    Cependant la police burundaise dit connaitre seulement 62 personnes qui ont été arrêtées dans les récents bras de fer entre les agents de sécurité et les membres des partis de l’opposition.

    Pierre NKurikiye, porte-parole adjoint de la police explique que seuls 62 individus avaient été arrêtés par la police, dont 22 avaient été arrêtées samedi et 40 personnes arrêtées ce dimanche.

    Cependant, il reconnait qu’il y a d’autres cas d’arrestations faites par d’autres tels que les services de renseignement. D’autres sont encore gardés à l’hôpital par les mêmes agents, selon la même source.

    Les choses se sont compliquées depuis samedi dans la matinée. La police qui disait avoir des informations selon lesquelles l’opposition allait manifester dans les rues de Bujumbura, a bloqué les artères qui entrent dans le centre-ville. Lors de cette opération, des dizaines de membres des partis de l’opposition se sont retrouvés dans le filet de la police dans les différents endroits de la capitale.

    Léonce Ngendakumana explique que « les partis de l’Alliance des Démocrates pour le Changement avaient prévu un sport de masse », une activité permes par la loi. Cependant, il regrette que la police ait bloqué les artères pour empêcher les sportifs de faire leurs activités.

    Il condamne que la police a suivi les sportifs des partis de l’opposition jusque dans la permanence du parti MSD lieu d’affrontement entre celle-ci et les partisans de l’opposition.

    Léonce Ngendakumana trouve plutôt que le pouvoir est en train de procéder au verrouillage pur et simple de l’espace politique alors que les élections de 2015 pointent déjà à l’horizon.

    Le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’homme inquiet

    Le haut Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’homme a annoncé vendredi des inquiétudes suite à la restriction de l’espace politique des opposants burundais.

    « Je suis préoccupée par les restrictions imposées de manière croissante à la liberté d’assemblée et à la presse ces derniers mois au Burundi », a déclaré Navi Pillay dans un communiqué de presse rendue public vendredi à Genève.

    Le Haut Commissariat des nations Unies pour les Droits de l’Homme dit être choqué par les lois régissant les manifestations et les médias.

    Selon cette organisation de l’ONU, il y a même des cas d’assassinat imputables à certains membres de la ligue des jeunes du parti présidentiel.

    Au moment où le Gouvernement accusait certaines organisations internationales, telles que Human Right Watch et Amnistie Internationale, comme quoi ces organisations sont mal intentionnées, cette organisation onusienne semble pointer du doigt la jeunesse du parti présidentiel connu sous le nom de Imbonerakure.

    Au moins 19 incidents violents impliquant des membres de ce groupe de jeunes, plus connus sous le nom d’Imbonerakure, ont été rapportés depuis le début de l’année » ; lit-on dans le communiqué.

    Coïncidence ou fuite en avant, le Gouvernement du Burundi avait sorti un communiqué vendredi dans l’après midi accusant principalement Human Rights Watch et Amnesty International surs leurs rapports sur le Burundi. Le Burundi avait balayé d’un revers de la main le contenu de ces rapports de HRW et Amnesty International qui sont devenu presque comme une « habitude » et surtout quand le pays s’attend à un « grand rendez-vous » comme les élections de 2015.

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