Revue de la presse du 12 avril 2014

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    Le Burundi placé sous surveillance de la communauté internationale, écrit l’agence {Net Press}.

    En demandant aux diplomates étrangers en poste à Bujumbura d’observer à la loupe l’évolution du dossier de la distribution des armes à ceux que {Net Press} appelle miliciens du parti au pouvoir auxquels on a trouvé un néologisme ironique d’« Imbonerakure », notre pays vient d’être placé sous surveillance de la communauté internationale.

    Le site de la Radio Isanganiro se demande qui du Cndd-Fdd et de l’ADC-Ikibiri a raison.

    Le président de l’alliance des démocrates pour le changement (ADC-Ikibiri) dit en effet ne pas avoir été surpris par le rapport des Nations unies faisant état d’une probable distribution d’armes aux jeunes Imbonerakure du parti présidentiel. Pour lui, cette pratique est une triste réalité dans la plupart des provinces.

    Mais le gouvernement qualifie de non fondé le projet de distribution d’armes.

    Trois membres du gouvernement à savoir le ministre de la défense nationale, celui de la sécurité publique et celui de la justice, ont rejeté en bloc le contenu de ce rapport des Nations Unies.

    Trois événements ont retenu l’attention du journal {Iwacu} au cours de cette semaine.

    Le premier, c’est la visite de Samantha Power, la représentante permanente des Etats-Unis à l’ONU. Elle a tenu à exprimer sa préoccupation quant à la situation actuelle. Autre phrase forte, écrit l’hebdomadaire dans un éditorial, c’est la demande faite au Président Nkurunziza de laisser comme héritage le respect de la constitution.

    Un autre moment important d’une semaine riche en déclaration décidément, c’est l’annonce faite par le procureur général de la République qui a dit que Gabriel Rufyiri serait impliqué dans l’assassinat d’Ernest Manirumva. Ce serait intéressant selon notre confrère, de retrouver Rufyiri à la barre, et tous ces grands officiers de la police cités dans l’affaire. On peut toujours rêver.

    Mais qu’a donc gagné le pouvoir à faire assassiner Ernest Manirumva ? L’agence en ligne {Net Press} s’interroge.

    Au cas où il s’avérerait que ceux qui ont conçu ce meurtre sont des poids lourds de la police et de l’armée proches du pouvoir Cndd-Fdd, on doit être en train de se demander actuellement, et en haut lieu, ce que l’on a gagné dans la planification de ce meurtre.

    Car si l’objectif visé était que l’on n’entende plus « les mal-pensants » et « les maldisants » ainsi que ceux qui leur ressemblent, parler des corrupteurs et des corrompus en général et évoquer la fourniture des armes aux FDLR (Forces de défense pour la libération du Rwanda) évoluant à l’Est de la RDC en particulier, c’est tout, sauf réussi.

    Le journal {Iwacu} se demande si les femmes enceintes sont le cauchemar du patronat privé.

    Certaines femmes enceintes sont victimes de harcèlement moral, de discrimination, voire de licenciement abusif de la part de leurs employeurs du privé. Mais sans contrat, ces femmes ne peuvent pas porter plainte. Sinon, aucun patron, même celui du secteur privé, ne peut harceler, ni licencier abusivement une employée enceinte ou partie en congé par crainte d’être poursuivi en justice.

    La protection de l’enfant incombe à tout en chacun, titre le magazine {Burundi Eco}.

    {Burundi Eco} qui écrit que protéger les enfants, c’est les mettre à l’abri de toutes les situations les exposant à de mauvais traitement, notamment l’exploitation et les abus sexuels, la traite des enfants, les travaux dangereux, la violence, pour ne citer que ceux-là.

    Si on donne aux enfants un environnement protecteur, on accélère le développement tout en améliorant leur santé, leur instruction, leur bien-être et leur capacité à devenir des parents, des citoyens utiles à la société.

    L’équipe Imboneza New generation est en hausse tandis que le maire de la ville de Bujumbura est en baisse selon {Iwacu}.

    Les Imboneza sont en hausse pour avoir remporté la deuxième place lors de la coupe du monde des enfants de la rue. Cette compétition s’est déroulée à Rio de Janeiro au Brésil du 27 mars au 6 avril et réunissait 19 pays venus de tous les continents.

    Et Saïdi Juma est en baisse pour avoir interdit la synergie des médias qui s’est tenue le 9 avril, à l’occasion de la 5ème commémoration de l’assassinat d’Ernest Manirumva, ancien vice-président de l’Olucome. Or, cela rentre dans les attributions du conseil national de la communication.

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