Oui au dialogue à condition de suspendre les nouvelles mesures d’octroi de la bourse

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    Les représentants des étudiants de l’Université du Burundi et de l’Ecole Normale Supérieure se disent être prêts à amorcer le dialogue avec le Ministère de l’Enseignement Supérieure et de la Recherche scientifique sous une seule condition : la suspension de toutes les nouvelles mesures de gestion et d’octroi de la bourse.

    « En fait nous avons devant nous deux nouvelles mesures : un décret présidentiel réorganisant l’octroi de la bourse et une ordonnance ministérielle précisant les conditions dont les lauréats de l’école secondaire pour l’année scolaire 2012-2013 accéderont à la bourse . Pour que nous puissions nous asseoir ensemble et discuter ,il faut d’abord que ces mesures soient suspendues »,selon William HATEGEKIMANA, un des représentants des étudiants au cours d’une conférence de presse de ce lundi.

    A titre d’exemple selon la même source, si ces étudiants regagnaient immédiatement les auditoires, la grande majorité de ceux de l’ENS qui ont terminé l’année académique 2012-2013, serait touchée par l’article 24 alinéa 1er du décret présidentiel qui précise que la bourse est retirée à tout étudiant à chaque fois qu’il échoue une année dans un cycle de formation.

    Ces étudiants s’inquiètent du comportement de certains administratifs à la base qui veulent s’ingérer dans ce dossier.

    « Nous dénonçons certains administrateurs communaux, certains gouverneurs qui s’arrogent le droit d’intimider les étudiants, leur intimant l’ordre d’aller se faire inscrire ,promettant qu’ils vont eux même suivre de près leurs doléances, alors que le ministre lui-même a fait savoir, dans les rencontres avec les représentants des étudiants en date du 25 février et du 11 mars 2014, qu’il n’est pas à mesure de nous donner des réponses sur toutes nos revendications » ,ont précisé les représentants des étudiants de l’UB et de l’ENS.

    La même source demande aux organisations engagées dans la promotion de la bonne gouvernance dont l’Observatoire de l’Action Gouvernementale(OAG), l’Organisation de lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques (OLUCOME), la Parole et Actions pour le Réveil des Consciences et l’Evolution des Mentalités(PARCEM) et d’autres, de suivre de près la gestion des bourses d’études et des stages, surtout ces derniers jours où les bénéficiaires observent un mouvement de grève.

    « Semble -t-il qu’au cours de cette période de suspension de certaines activités que les frais destinés au fonctionnement de l’université sont toujours débloqués », ont souligné ces étudiants en grève.

    Plutôt que de jouer sur des prolongations interminables des délais de réinscription, ces étudiants demandent au ministre de tutelle de trouver une issue aux questions qui lui ont été soumises. Sinon selon eux, même si on leur demandait de reprendre les activités académiques sans les faire signer l’acte d’engagement qui les privent certains de leurs droits, dont celui de revendication, ils ne pourront pas regagner les auditoires sans que les mesures qu’ils qualifient d’injustes et de discriminatoires soient abrogées.

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