Revue de la presse du 03 mai 2014

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    Le code électoral 2015 : l’hebdomadaire {Iwacu} sent le parfum du consensus.

    Passé à la controverse sur la révision de la constitution, la CVR (Commissions vérité et réconciliation) et la cour spéciale CNTB (Commission nationale terres et autres biens), le projet de loi portant révision du code électoral de 2009 a été adopté dans une atmosphère d’entente et de complémentarité entre les quatre groupes parlementaires. Comme il est agréable de féliciter ses élus, s’exclame {Iwacu} qui, dans un éditorial, attribue la mention « très bien ».

    1972-2014 : 42 ans d’immobilisme selon le journal {Iwacu}.

    Il écrit que depuis la tragédie qui a secoué le pays durant les mois d’avril, mai et juin 1972, rien ou presque n’a été fait pour établir les faits, pour les qualifier et pour ensuite les gérer judiciairement, politiquement, économiquement et même culturellement afin d’aller de l’avant sereinement.

    Mais les temps changent comme l’indique toujours {Iwacu}, et qui s’interroge : pourquoi les citoyens de ce pays ne décideraient-ils pas de prendre le taureau par les cornes et commencer à dire ce qu’ils savent, à poser des questions pour savoir ce qu’ils ignorent, à exiger réparation en faveur des victimes, à traîner en justice les suspects de ces crimes ?

    Pour l’hebdomadaire, il ne s’agit pas de lâcher la proie pour l’ombre. Si parler de génocide des hutu peut conforter certains, c’est bien ; si parler de génocide des tutsi peut tranquilliser d’autres, tant mieux.

    Hassan Ruvakuki parmi les 100 héros de l’information

    Le journal {Iwacu} écrit que ce journaliste de la Radio Bonesha Fm et correspondant de RFI a été sélectionné parmi les cent héros de l’information par Reporters Sans Frontières, suite à son emprisonnement pendant quinze mois pour avoir tendu son micro à des mouvements rebelles. C’est à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse 2014.

    Du mea culpa pour le journal {Iwacu}

    Il écrit que malgré les précautions d’usage, l’info diffusée dans la rubrique « coulisses », dans son numéro 268, selon laquelle l’ONU pourrait renvoyer les troupes burundaises de ses missions de la paix était finalement inexacte. Toutes les sources contactées soutiennent que les prestations des troupes burundaises sont très appréciées aussi bien par les pays hôtes que par les différentes organisations internationales.

    L’agence en ligne {Net Press} écrit sur ce qu’elle voit comme trois options qui s’offrent à la justice belge au lendemain de l’arrestation d’Alexis Sinduhije. Le président du parti Msd (Mouvement pour la solidarité et le développement) qui a été interpellé jeudi à l’aéroport international de Zaventem à Bruxelles.

    La première option est qu’il soit relâché tout de suite pour aller jusqu’à sa destination finale, à savoir la capitale du catholicisme romaine. La deuxième option est qu’il soit renvoyé dans la ville d’où il s’est embarqué, c’est-à-dire la capitale du Tchad, N’Djamena. Enfin, la troisième option de loin la plus mauvaise, est qu’il soit extradé dans son propre pays pour y être jugé par la justice burundaise.

    Le président de la République inquiet de la pression démographique galopante, titre le magazine {Burundi Eco}, qui revient sur le discours du numéro un burundais le 25 avril, lors de l’inauguration de l’hôpital du district de Gihofi en province Rutana.

    « Nous souhaitons que les ménages mettent au monde des enfants en tenant compte des ressources familiales et nationales », dit-il. Pour lui encore, la limitation des naissances renforcera la sécurité du pays. Une pression démographique incontrôlée constitue un handicap à la bonne santé des enfants et même des parents surtout les femmes.

    Le quotidien gouvernemental {Le Renouveau du Burundi} fait un commentaire sur la qualité d’accueil chez certains commerçants.

    Le client est roi, soutient notre confrère. Mais cela n’est pas le cas chez certains commerçants qui ne savent pas que les clients sont les seuls à garantir leur survie. Ainsi, le seul moyen d’écouler sa marchandise réside dans le fait d’accueillir ses clients.

    Que ce soit dans les magasins, les bistrots, les banques, les pharmacies, les marchés, etc, l’accueil reste le principal atout pour attirer les clients chez soi et les inciter à revenir.

    Des tests de grossesses, surprises pour lutter contre les grossesses non désirées.

    Le site de la Radio Isanganiro écrit qu’à l’école des sciences paramédicale de Muyinga, un test de grossesse est obligatoire pour toute fille, et cela de manière surprise une fois le trimestre. Cette pratique est taxée d’atteinte à la vie privée par certains élèves.

    Le directeur de cette école sous convention musulmane déclare que c’est une recommandation des parents, dans le souci de combattre ces grossesses non désirées.

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