La Conférence Internationale au Canada sur les massacres de 1972 s’est terminée

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    Un collectif des victimes et des Rescapés des atrocités de 1972 composés essentiellement des burundais de la diaspora s’est engagé à « recourir à tous les moyens permis par les Nations Unies pour déposer la demande un jour » afin que les Nations Unies reconnaissent les massacres de 1972 comme génocide. Leur travaux du 3 mai 2014, 42 ans après les massacres ont été précédés par [un défilé des participants. ->http://www.youtube.com/watch?v=VW-f1xS32PE&app=desktop]

    Selon Venant Ntabona, “le Coordonnateur adjoint du Collectif des survivants et victimes du génocide hutu de 1972 au Burundi” qui vient de se tenir à Montréal (Canada) le 3 mai 2014, « aucun régime dictatorial militaire », encore moins le régime actuel, bien que issu des urnes n’a jamais saisie l’Onu pour clarifier ce qui s’est passé à cette époque au moment où la Commission vérité et Réconciliation semble aussi prendre du temps pour se matérialiser.

    « Les régimes dictatoriaux qui ont suivi, ayant gardé d’anciens de ce régime en leur sein, ont maintenu la chape de plomb et même aujourd’hui dans le Burundi démocratique de 2014, les responsables de ce génocide et leurs héritiers idéologiques font tellement de pression et de chantage qu’au Burundi les victimes ne peuvent pas donner publiquement et librement leurs témoignages » regrette le vice président de la commission d’organisation de la Conférence.

    Selon lui, personne ne peut « exprimer leur douleur, commémorer en public, demander que la vérité soit connue de tous, que ces victimes soient réhabilitées et traduire en justice les responsables du génocide » alors que c’est un « préalable incontournable pour amorcer une réconciliation et une paix durable ».

    Désormais, les choses ne seront plus comme avant, selon Ntabona qui ajoute que même des livres contenant des témoignages des rescapés de la crise sont en train d’être rédigés pour éclairer le monde.

    Venant Ntabona a souligné que les membres de la diaspora burundaise de toute ethnie se sont retrouvé ensemble dans une activité hors du commun qui ne’ peut pas cependant réussir sur le territoire nationale burundais.

    Selon cet exilé burundais, qui met d’ailleurs en garde contre toute forme de « négationnisme » contre ce fléau, des centaines de burundais et amis du Burundi, à commencer par les « victimes » eux-mêmes se sont rassemblé venus des pays du monde entier « loin du Burundi » parce que là « les conditions de sécurité étaient réunies et pour les organisateurs et pour les participants ».

    Sur la qualification du « génocide de 1972 au Burundi contre des populations de l’ethnie hutu », il souligne que les Nations Unies ont définie elles-mêmes en 1948 le concept « génocide ».

    Citant la définition des Nations Unies Ntabona dit que les massacres de 1972 avaient été « commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme: a) Meurtre de membres du groupe; b) Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membre du groupe; c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle d) Mesures visant à entraver la naissance au sein du groupe e) Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe”.

    Selon lui, ce qui s’est passé au Burundi en 1972-73 correspond bien aux alinéas a), b), c) et d) de cette définition établie par les Nations Unies elles-mêmes en 1948.

    En 1972, pour rappel, un groupe d’hommes armés attaque au sud du Burundi, dans la commune de Rumonge à la fin du mois d’avril et à Bujumbura le début du mois de mai 1972 ciblant surtout les tutsis qui y vivaient.

    L’armée de son tour va étendre « une répression » jusque dans les écoles et établissements scolaires à régime d’internats, des services de l’Etat, l’armée la gendarmerie et autre, faisant plus de 80.000 victimes selon le livre blancs du Gouvernement de l’époque.

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