
Pierre Claver Mbonimpa doit rester en prison, selon une décision de la Chambre de Conseil du Tribunal de Grande Instance de la Mairie de Bujumbura.
Selon l’un des ses avocats Me Niyongere Caritas, jointe par téléphone, la décision vient de tomber vers 15h 15 à Bujumbura par la même Chambre de Conseil.
« Un groupe de magistrats se préparent pour aller à Mpimba pour lui annoncer la décision », Me Niyongere déclare.
Alors que l’Ambassadeur des Etats Unis d’Amérique auprès des Nations Unies, Samantha Power avait annoncé le weekend dernier que Mbonimpa avait été libéré, cette information avait été démentie quelques heures plus tard par le Conseiller Principal chargé de la Communication et de la Presse à la Présidence de la République Willy Nyamitwe.
Samantha et Nyamitwe se sont servi chacun de son compte twitter pour l’annoncer, selon notre constat.
Alors que les organisations de la société civile avaient plaidé pour la libération inconditionnelle du président de l’Aprodh, la justice vient de confirmer sa détention, en balayant ainsi d’un revers de main les demandes de sa libération formulées par la France, les Etats Unis d’Amérique et même les partis politiques burundais de l’opposition.
Le président de l’Association de Protection des Droits des Prisonniers et de l’Homme (APRODH) est en prison depuis une semaine.
Il est accusé d’ “atteinte de la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat”.
Il avait dénoncé la présence des jeunes burundais en entrainements militaires au Congo et avait même fourmi ce qu’il qualifiait de preuve de cette présence.
Une dizaine de photos avait été présentées à la police et l’une d’elles ferait polémique et serait à l’origine de son incarcération.
Le président du Frodebu Nyakuri Jean Minani, dont le parti est représenté aussi au Gouvernement avait plutôt demandé lui aussi sa libération, car estimait-il, si la majorité des preuves était correcte, il ne fallait pas se baser sur une seule, sur tant d’autres.




