Election au Burundi : La classe politique navigue entre mensonge et incertitude.

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    Les acteurs politiques burundais et les responsables des partis politiques ont apposé leurs signatures lundi sur un code de bonne conduite pour les élections de 2015. L’adhésion à ce code fait suite à une série de rencontres que le bureau des Nations Unies au Burundi entreprennent avec le gouvernement du Burundi, des rencontres qui ont vu la participation de ce que les deux parties ont qualifié « d’acteurs politiques », un concept nouveau selon la Commission Electorale Nationale Indépendante.

    Pierre Claver NDAYICARIYE, président de la CENI, voulant faire ménage dans son camp, lance un débat sur une probable candidature en 2015 de ces hommes et femmes définis comme acteurs politiques, une terminologie qui n’est pas reprise ni dans la constitution du Burundi, ni dans le nouveau code électoral récemment promulgué par le président de la république. La question suscite des réactions tant au niveau de la CENI qu’au niveau du parti présidentiel CNDD-FDD, mais l’enjeu reste de taille pour les opposants politiques dont les partis ne sont pas réunifiés.

    Le grand Rendez-vous est attendu l’an prochain. La CENI va bientôt proclamer le calendrier électoral de 2015, Parfait Onanga Anyanga, représentant du Secrétaire Général des NU au Burundi l’a dit dans son mot de clôture des cérémonies de signature de ce fameux document, 45 signatures y ont été apposées sur fond d’incertitude parmi la classe politique burundaise.

    Le ministre de l’intérieur, partenaire incontournable du BNUB dans le suivi de la feuille de route vers 2015, ne désarme pas. Séance tenante, Edouard NDUWIMANA n’a pas mâché ses mots, pour lui ces « acteurs politiques » sont ni plus ni moins des « dissidents politiques » n’en déplaise à Agathon RWASA du FNL, Pascaline KAMPAYANO de l’UPD, Charles NDITIJE de l’UPRONA, tous présents dans la salle. Et comme pour lever toute équivoque à cela, l’ancien leader des FNL renouvelle son vœu de voir le ministre de l’intérieur s’impliquer dans la réunification des partis politique « déchiquetés », Edouard NDUWIMANA répond par un sourire.

    Mais si le ministre de l’intérieure affiche une volonté délibéré de réunification des partis, il y a un plan B. Bien que peu profitable pour ces opposants politiques, le point 3 de ce code de bonne conduite semble apporté une solution. Et bien ces acteurs politiques seront considérés comme des candidats indépendants capables de mener leurs activités politiques en toutes libertés pendant la campagne électorale et sur toute l’étendu du territoire national.

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    La signature sur ce code de bonne conduite se concrétise 48 heures après les bavures commises par certains des jeunes affiliés au parti au pouvoir CNDD-FDD en commune Giteranyi de la province Muyinga. Le porte-parole de ce parti Onésime NDUWIMANA condamne ce qu’il qualifie de comportement indigne d’un jeune imbonerakure. Mais sa réponse est loin de convaincre les membres du Frodebu Nyakuri, victimes de ces bavures de ce dimanche. Le député Jean MINANI, président du FRODEBU Nyakuri accepte de signer sur ce fameux document mais menace par la même occasion de le dénoncer quelques jours plus tard, prenant à témoins le ministre de l’intérieure et le président du parti au pouvoir.

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