Les Nations Unies et le Burundi évaluent bientôt les promesses des bailleurs de Genève

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    Le Burundi et les Nations Unies organisent vers septembre cette année l’évaluation des engagements des bailleurs de fonds de Genève en octobre 2012, a dit le Ministre de la Coopération Laurent Kavakure, qui venait de s’entretenir avec le Représentant Spécial des Nations Unies Parfait Onanga Anyanga ce mardi.

    « Nous sommes en train de voir si ca peu être en septembre à New York ou ici à Bujumbura » a déclaré le Ministre de la Coopération à la presse.

    En Octobre 2012, les bailleurs du Burundi se sont retrouvés à Genève au tour du deuxième Vice Président de la République Gervais Rufyikiri.

    Les bailleurs avaient promis de décaisser 2,667 milliards de dollars pour appuyer le développement du Burundi, un pays qui vient de loin en matière de paix.

    Les Systèmes des Nations Unies à eux seuls avaient promis de décaisser entre 2012 et 2016, 600 millions de dollars pour le développement du Burundi, un pays qui vient de sortir d’une longue crise qui a couté des milliers des vies humaines.

    Selon Kavakure, il faut que cette réunion d’évaluation ait lieu avant la fin du mandat du BNUB prévue avec le mois de décembre 2014.

    En juillet 2013, le Président de la République Pierre Nkurunziza, dans son discours à la Nation à l’occasion de la Fête d’Indépendance, va annoncer que 43% des promesses avaient été accordées.

    “En considérant les conventions de décaissement que nous avons déjà signées avec beaucoup de ces partenaires, nous sommes parvenus déjà à 1,200 milliards de dollars. Avec cela, nous atteignons 43% de recouvrement de l’argent promis en seulement sept mois alors qu’il est promis sur une période de 4 ans. C’est un pas satisfaisant”, avait declare le President NKurunziza.

    Ca sera alors le temps d’évaluer ce qui a été fait depuis la réunion des bailleurs de Genève, et « ce sera comme Genève II” a dit Kavakure.

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    Les deux diplomates ont par ailleurs minimisé l’ampleur de la décision du Gouvernement de renvoyer un membre de la garde rapprochée de Parfait Onanga Anyanga au début de ce mois.

    Selon le Représentant Spécial de Ban Ki Moon au Burundi, « les relations entre le Burundi et les Nations Unies ne se limitent pas sur cette situation » avant d’éclater en sanglot devant les médias, comme si rien n’était.

    Laurent Kavakure, Ministre de la Coopération va aussi abonder dans le même sens. Selon lui, l’officier de la garde rapprochée qui avait été surpris en possession des munitions (deux chargeurs de pistolet garnis de 15 cartouches chacun) « l’avait fait par mégarde ».

    « Par mégarde ! », Voilà un concept qui est revenue dans les questions des journalistes voulant savoir si « l’officier avait quitté le territoire ou restait au Burundi ».

    Les deux cependant ont préféré parler peu sur cette affaire. Le Ministre Kavakure a tenté par ailleurs d’accuser les médias qui, selon lui ont diffusé cette information, avant de dire que les systèmes du Gouvernement ont leur façon de fonctionner et d’informer.

    Pour rappel, un twit du responsable de la communication présidentielle, avait annoncé, le premier l’expulsion de Abednego Muthua, d’origine Kenyane après avoir été surpris, le 25 Mai 2014 en possession de deux chargeurs contenant chacun 15 cartouches de pistolet.

    Neuf heures plus tard, les médias Burundais vont y travailler et le Chargé de la Communication au Ministère de la Coopération va affirmer ce renvoie d’un deuxième officier du BNUB en moins de 2 mois.

    Le premier Paul Debbie d’origine australienne avait été renvoyé mi-avril 2014, après avoir été cité dans un câble onusien confidentiel qui accusait le pouvoir d’armer les jeunes du parti au pouvoir.

    Essayer de laver le linge en famille ? En tout cas, les Nations Unies n’avaient jamais regretté le contenu du câble à l’origine de la tension. Selon le Représentant de Ban Ki Moon, dans une conférence de presse, il y a quelques jours, le rôle du BNUB est de tirer la sonnette d’alarme. Il avait au contraire regretté qu’une communication onusienne et confidentielle s’est retrouvée dans les mains de ceux qui n’étaient pas des destinataires.

    En ce qui est du nouveau cas, celui du renvoie de l’officier Kenyan, Onanga-Anyanga a expliqué que les deux incidents n’étaient pas liés. Cependant, un communiqué du BNUB avait accusé le Gouvernement de violer une série des lois et conventions régissant les diplomates onusiens.

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