La transparence dans la gestion du budget de l’Etat se cherche encore

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    Le professeur d’Université Gilbert Niyongabo estime que le développement économique ne deviendra jamais réalité dans ce pays aussi longtemps que la transparence dans la gestion des finances de l’Etat accusera des manquements.

    Selon les propos de l’économiste Gilbert Niyongab, le développement économique d’un pays dépend en grande partie de sa façon à faire de la transparence son cheval de bataille aussi bien dans la préparation des projets que de leurs exécutions.

    En partant du budget de l’Etat exercice 2013, Gilbert Niyongabo indique que les prévisions budgétaires n’ont pas été toujours conformes aux réalisations. Selon lui, le gouvernement n’a jamais expliqué les entraves qui ont eu lieu même si l’on connait que le ministère des finances a toujours affecté de l’argent dans les ministères en fonction de ses moyens.

    Pour lui, le gouvernement devrait chaque expliquer les difficultés qui ont eu lieu pour que tel ou tel autre projet ne soit pas réalisé et prendre des dispositions pour qu’il se réalise au courant de l’année suivant.

    Les avantages en termes d’exonération constituent une autre tare pour l’économie Burundaise. Selon lui, plus d’une centaine d’entreprises ont eu droit d’œuvrer au Burundi ses dernières années à conditions pour elles d’accorder de l’emploi au Burundais mais cela n’a pas eu lieu. Il dit que le pays a énormément perdu à cause de cela car sous d’autres cieux les entreprises sont les moteurs du développement économique.

    « Nous n’avons pas besoin seulement de gens qui paient l’impôt mais qui s’acquittent de cette obligation honnêtement », souligne-t-il.

    Pour Gilbert Niyongabo, les institutions de lutte contre la corruption et les malversations économiques ont du pain sur la planche pour que les finances de l’Etat soient gérées en bon père de famille.

    Au lieu que entreprises fictives entrent au pays pour bouffer les fiances de l’Etat, il faudrait plutôt qu’elles doublent d’énergie et enquêter méticuleusement sur l’origine et les bilans de ces entreprises qui entrent au pays pour travailler avec des avantages sociaux colossaux gratuitement.

    Gilbert Niyongabo , en collaboration avec l’Observatoire de l’Action Gouvernementale, interpelle les Burundais à exiger la transparence dans la gestion des finances de l’Etat pour permettre à l’économie nationale de décoller.

    Pour lui, si les responsables dans le suivi de l’économie Burundaise ne changent pas de mentalité en mettant en avant la transparence dans la gestion des finances de l’Etat, les ambitions de lutte contre la corruption économique contenues dans le cadre stratégique pour 2025 seront reportées aux calendes grecques.

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