Nickel de Musongati : Le Burundi et BMM se partagent les parts

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    En moins d’une année, le Burundi Mining Metallurgy (BMM) et le Gouvernement burundais vont commencer l’exploitation du nickel à Musongati, dans la province de Rutana, comme l’a annoncé le Ministre de l’Energie et Mines Côme Manirakiza (voir photo) vendredi dernier.

    « Le Gouvernement du Burundi va avoir 15% des parts et le BMM 85% des parts » dans une nouvelle société qui sera créée dans un mois et qui va exploiter le nickel, a annoncé le Ministre Come Manirakiza.

    Dans cette nouvelle société mixte (composée par BMM et le Gouvernement), le personnel burundais sera privilégié, selon Côme Manirakiza, qui dit que au sein du Conseil d’Administration 30% seront des burundais.

    Au début, des expatriés seront engagés pour conduire les travaux au sein de cette société. Mais avec le temps, ils vont céder la place aux personnels locaux selon le Ministre de tutelle.

    « Au fur et à mesure qu’on avancera, il y aura une diminution des travailleurs étrangers pour laisser place aux travailleurs burundais » a dit Manirakiza dans son briefing vendredi dernier.

    Dans huit ans, à compter à partir du jour du début des travaux de la société, 80% seront des nationaux.

    Par ailleurs, a-t-il ajouté, un personnel étranger coute énormément cher à l’entreprise avec des honoraires importants, des billets d’avions, etc.

    Sur le manque d’expérience dans le domaine de l’exploitation du nickel, les deux parties se sont engagées à former et recycler des jeunes burundais pour qu’à la longue, ils puissent remplacer des expatriés qui, en premier lieu, viendront au Burundi dans le cadre de ces travaux, mais dont les honoraires sont exorbitants.

    Le Burundi compte plus de 150 millions de tonnes réserves de nickel à Musongati, dans la province de Rutana, selon Côme Manirakiza, tandis que celui de Waga-Nyabikere dans la province de Karusi possède au moins 90 millions de tonnes de réserves de nickel.

    {{Des investisseurs locaux aussi }}

    Le site de Musongati a été attribué à BMM tandis que celui de Waga-Nyabikere a été attribué à l’Association Internationale de Sport.

    Selon Côme Manirakiza, le site de Waga-Nyabikere a été attribué à une ONG qui ne cherche pas assez de profit, contrairement à BMM qui est une organisation commerciale.

    Il a souligné que pour le cas du site de Waga-Nyabikere, le Gouvernement a pu avoir 20% de parts, au moment où pour le BMM, il a seulement 15%.

    Mais les deux projets ont quand même des points communs, selon toujours Come Manirakiza, Ministre qui a estimé que dans les deux projets, les investisseurs locaux ont aussi leur part.

    Dans le projet de Waga-Nyabikere, les investisseurs locaux ont une part de 29% pour faire en tout 49% des parts nationaux, c’est-à-dire ceux du Gouvernement (20%) et des investisseurs locaux (29%).

    Pour le cas de BMM, les investisseurs locaux n’ont pas encore manifesté leur volonté de se joindre au projet.

    « Nous n’avons pas encore eu des investisseurs locaux, mais ici aussi ils sont les bienvenus » a dit le Ministre, qui a ajouté que les parts du Gouvernement et des investisseurs locaux réunis ne peuvent pas aller au-delà de 49% aussi comme c’est le cas du site Waga-Nyabikere.

    « Si les investisseurs locaux ne viennent pas c’est le BMM qui va garder toutes les 85% » a dit Come Manirakiza.

    La découverte du nickel au Burundi date des années 70 et se classe parmi les grandes réserves du monde. Le site de Musongati pourrait être exploité pendant 50 ans.

    BMM qui a gagné ce marché de la part du Gouvernement burundais est presque une propriété de Kermas Holding, qui détient à lui seul 91% des actions du BMM.

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