Inde : Des étrangers dont les burundais se rappellent de Yannick Nihangaza

    0
    812


    Les membres de la communauté burundaise, congolaise, togolaise, rwandaise, guinéenne et nigériane vivant à Punjab (Inde) ont rendu hommage à Yannick Nihangaza, ancien étudiant de Lovely Professional University, décédé la semaine dernière suite aux coups et blessures reçus en Inde il y a deux ans.

    Lors de ces cérémonies, des bougies ont été allumées en mémoire du citoyen burundais décédé de retour au pays.

    Le rectorat de l’Université où étudiait la victime avait délégué le vice Recteur qui était aussi entouré par un représentant de la Diocèse de Jandhar et a « présenté ses condoléances à la communauté burundaise vivant en Inde » ajoutant que « Lovely Professionnal University avait aussi perdu le sien » suite à cette mort tragique du jeune Yannick Nihangaza.

    Gatunange Alain Marcel, président de la Communauté Burundaise de Punjab explique que l’objectif était de demander la justice de faire son travail.

    « Nous avons toujours demandé que justice soit faite depuis l’incident » ajoutant que les cérémonies qui se sont déroulées dans une église catholique dénommée Sacred Heart Catholic Church avaient vu la participation des amis indiens aussi.

    Au moment où Yannick Nihangaza a été agressé dans la rue, ces étudiants ont lancé un appel au gouvernement de l’Etat de Punjab de renforcer la sécurité dans les rues, surtout la nuit non seulement en faveur des étudiants étrangers, mais aussi pour les autres passants.

    « Nous avons demandé à l’Etat de Punjab de renforcer la sécurité dans les rues de Jalandhar » a t-il ajouté.

    Mais ces étudiants disent ne pas vouloir se mêler des affaires familiales, soulignant tout simplement que si la famille décide de poursuivre le procès, la communauté sera là pour la soutenir.

    « Pour ce qui est de l’affaire de Yannick nous avons laissez le choix à la famille et nous soutiendrons leur choix. Toutes fois nous restons disponible à aider la famille » a dit Gatunange joint par la rédaction web de la radio Isanganiro.

    Malgré l’incident et l’absence de l’autorité indienne lors de ces cérémonies, les burundais de Punjab estiment que leur voix sera entendue du moment que les médias étaient présents dans ces cérémonies.

    « Vu la présence des media indiens depuis l’incident et puis par après leur présence à la cérémonie d’hier nous pensons que notre message sera entendu » déclare le président de la communauté Burundaise de Punjab.

    L’Etat de Punjab se trouve au nord-est de l’Inde et la ville de Jandhar est l’une des grandes agglomérations de cet Etat.

    C’est dans cette ville que l’on recense beaucoup de noir venu d’Afrique surtout.

    C’est aussi dans cette ville que le jeune Yannick Nihangaza, âgé alors de 22 ans avait été violemment battu par un groupe de jeunes indiens qui lui ont laissé pour mort.

    Hospitalisé, et en état comateuse depuis la date de son agression en avril 2012 ; Nihangaza n’échappera pas à la mort est va rendre son âme de retour au Burundi, il y a à peine une semaine.

    Après la mort, la police indienne de Jandhar n’a pas tardé d’afficher sa volonté de refaire le dossier pour punir les coupables de ce crime à caractère raciste. Notre source disait que le code pénal indien dans son article 302 prévoit même une peine de mort ou un emprisonnement à perpétuité et une amande pour toute personne qui se rend coupable de la mort de quelqu’un.

    Selon nos sources, le cas où la victime meurt après la condamnation des agresseurs était rare, mais si les parents ou amis de la victime le demandaient, la loi allait être lue.

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici