
Le professeur Nihangaza Charles estime que les fonds hors budget échappent au contrôle des institutions chargées de lutter contre le détournement des fonds de l’Etat.
Au nom de la Parole et Action pour le Réveil de la Conscience et le Changement des Mentalités (PARCEM), une ONG locale, ce professeur a plaidé pour que la transparence soit de mise dans la gestion de ce type de Budget.
Au cours d’un atelier sur le contrôle dans la gestion des finances publiques au Burundi, le professeur Nihangaza Charles a indiqué que les institutions de gestion des fonds de l’Etat manquent d’indépendance de prise de décision.
Leurs services se limitent uniquement à des constats mais jamais à des sanctions raison pour laquelle ces institutions sont semblables à tigres en papier selon Charles Niangaza.
« L’inspection générale de l’Etat manque d’indépendance parce que leurs décisions ne s’accompagnent pas nécessairement d’effet », a souligné Charles Niangaza qui a indiqué que 42 % des décisions que ce service a prises n’ont pas eu de suite en justice ou ailleurs.
Selon Charles Nihangaza , les comptes hors budget devraient le plus possible être diminué parce qu’ils ouvrent la porte aux détournements des biens de l’Etat et aux malversations économiques.
Pour qu’il ait contrôle efficace des biens de l’Etat, Charles Nihangaza estime que le Burundi devrait se doter du poste de directeur général chargé de contrôler toutes institutions de l’Etat jusqu’à la présidence de la république à l’instar des autres pays.
Selon lui, dans ce volet de contrôle de la gestion et des politiques de gestions du budget de l’Etat, la société civile devrait collaborer avec le parlement pour qu’il y ait plus de transparence dans la gestion des biens de l’Etat.



