Revue de la presse du 30 août 2014

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    Bilan ou lancement de la campagne pour 2015 ? S’interroge l’agence {Net Press} qui écrit : On ne change pas une équipe qui gagne.

    Ce slogan valable aussi bien en sport qu’en politique est parfaitement applicable au message à la Nation adressé par le président de la République à l’occasion de ses 4 ans de son second mandat le 26 août dernier. Un bilan d’autosatisfaction, d’auto-glorification comme si tout avait été parfait. Dès lors, pourquoi changer un capitaine à la tête d’une équipe qui ne connaît que des succès ?

    Même si le miroir dans lequel s’est regardé Nkurunziza lui a montré le visage d’un homme gentil et chrétien, les lunettes de Faustin Ndikumana, le président de l’Ong Parcem (Parole et action pour le réveil des consciences et l’évolution des mentalités) ne lui ont pas montré un homme aussi saint. Comment parler d’un bilan positif, lorsqu’il y a eu tant d’enrichissements illicites, enregistrés au grand jour, sans que ni la cour des comptes, ni l’inspection générale de l’État ne lèvent leur petit doigt, car les deux organes sont sous le contrôle du pouvoir ?

    Le journal {Arc-en-ciel} se demande si les présidentielles de 2015 sont possibles sans Agathon Rwasa.

    Il écrit que ce leader incontesté des Fnl (Force nationale de libération) ainsi que ses proches, quoi que non reconnus par le ministère de l’intérieur, défient le pouvoir Cndd-fdd (Force nationale de défense de la démocratie), en menant clandestinement campagne dans tout le pays, malgré les emprisonnements arbitraires, les assassinats politiques, les enlèvements rocambolesques, les tracasseries administratives, … contre les militants qui lui sont restés proches.

    Pour les mêmes présidentielles encore, {Arc-en-ciel} estime que le Cndd-fdd est en ébullition pour désigner son candidat. Aucun parti ni coalition de formations politiques n’a encore dévoilé ses cartes pour attaquer les prochaines présidentielles.

    Qu’à cela ne tienne, mentionne notre confrère, le candidat du Cndd-fdd, son identité, suscite la soif de plusieurs observateurs, à l’intérieur comme à l’extérieur de ce parti. Cette soif s’amplifie par le fait que la candidature du président Pierre Nkurunziza serait anticonstitutionnelle, ouvrant ainsi la voie à toutes les spéculations.

    L’hebdomadaire {Iwacu}, lui, écrit sur ce qu’il qualifie de « bon sens de Jean Minani ».

    L’homme à la tête du parti Sahwanya-Frodebu (Front pour la démocratie au Burundi) nyakuri appelle l’opposition à unir ses forces. Un tournant peut-être selon notre confrère qui parle d’une prise de conscience que finalement, seule une coalition peut faire face à la machine Cndd-fdd.

    Dans la foulée du discours de Jean Minani, poursuit l’hebdomadaire, Charles Nditije de l’Uprona (Union pour le progrès national) non reconnu par le pouvoir, a estimé qu’il faut mettre en place une plateforme commune. Le politologue Muntunutwiwe abonde lui aussi dans le même sens : « aujourd’hui, la seule option qui reste à l’opposition est la coalition ». Et sur la page d’accueil, photo de Minani à l’appui, {Iwacu} écrit : « Résistons contre l’aigle ».

    « Je suis venue encourager Pierre-Claver Mbonimpa ». C’est l’une des réponses de Carina Tertsakian, responsable du programme Burundi à Human Right Watch, aux questions lui posées par {Iwacu}, après sa visite à ce président de l’Aprodh (Association pour la protection des droits de l’homme et des prisonniers), à la prison centrale de Mpimba.

    Pierre-Claver Mbonimpa, c’est un de nos proches collaborateurs au Burundi, et c’est l’un des militants les plus connus, respectés et appréciés dans votre pays. Nous considérons qu’il n’aurait jamais été arrêté, encore moins, accusé d’atteinte à la sureté de l’État par exemple. Pierre-Claver Mbonimpa ne devrait pas être en prison.

    {Burundi-Eco} écrit sur le revenu minier qui serait dans la main d’un groupe de gens.

    Le déficit de transparence et de redevabilité dans la gestion du secteur, surtout en ce qui est du processus de négociation des contrats, l’obtention des permis de travail, la collecte et la gestion des revenus, le rapatriement des devises, etc. fait penser que l’exploitation minière profite le plus à une poignée de personnes et à des économies étrangères.

    L’implication de la femme, une valeur ajoutée à la vie d’un pays selon encore {Burundi-Eco}.

    Si les femmes le veulent, elles peuvent impulser le changement dans la vie du pays. Les femmes burundaises sont capables et sont concernées par la vie tant politique que sociale au même titre que les hommes.

    Mais la femme doit aussi jouer son rôle au foyer, même si elle exerce une fonction administrative.

    C’est regrettable selon {Burundi-Eco}, de voir que certaines femmes qui sont dans les organes de prise de décisions, ont tendance à exercer leur autorité même au foyer. La femme doit toujours respecter son mari. Les hommes quant à eux devraient se sentir à l’aise et encourager leurs femmes à adhérer dans des associations ou des partis politiques pour aller dans les compétitions comme et avec les autres.

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