Burundi : Une croissance annuelle de 10% pour sortir de la pauvreté en dix ans

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    La Burundi doit « mobiliser ses ressources internes » pour accélérer sa croissance, a déclaré le Directeur Sectoriel de la Région des Grands Lacs et une partie de l’Europe de l’Est au sein de la Banque Mondiale Albert Zeufack.

    Lançant « le premier Rapport de Suivi de la Situation Economique et Financière du Burundi » au coté du Deuxième Vice Président Gervais Rufyikiri (en charge des questions économiques), Albert Zeufack regrette que la croissance économique du Burundi reste stable mais insuffisante pour sortir le pays de la pauvreté.

    « Si le Burundi continue à accroitre au taux de 5% par an sur la prochaine décennie (2015-2025), le revenue moyen par habitant passera de 280 dollars des Etats Unis d’Amérique en 2013 à 344 dollars des Etats Unis d’Amérique en 2025 et le pays restera parmi les plus pauvres du monde » alerte la Banque Mondiale dans son communiqué distribué lors des ces travaux.

    Une croissance de 10% par an serait une solution pour le Burundi, pour que son nom quitte la liste des pays les plus pauvres du monde d’ici dix ans, estiment les experts.

    Le Burundi est, selon la Banque Mondiale, bien située géographiquement. La BM propose au Burundi d’abord de ne pas abandonner ses anciennes chaines de production telles que le café et le thé pour accroitre sa production.

    Des efforts dans les secteurs du café (qui produisait dans le temps plus de 80% des recettes en devise) s’avèrent nécessaires.

    Le café a chuté de plus de 50% ces derniers jours, causant ainsi un malaise économique.

    D’autres propositions de la Banque Mondiale, c’est l’augmentation des exportations vers les pays de l’EAC.

    Selon ce rapport rendu publique ce mardi, « les exportations du Burundi vers l’EAC sont en hausse » mais restent très faibles, par ce que ces exportations représentent seulement 10% du PIB.

    Le Burundi devrait, selon la BM nouer des relations commerciales avec l’est de la RDC et l’Ouest de la Tanzanie, deux grands marchés éloignés des capitales de leurs pays mais plus proches du Burundi.

    Pour accélérer la croissance économique, le Burundi est appelé aussi à développer son tourisme, rendre transparent le secteur minier.

    Des discussions qui se sont déroulés sur l’économie du Burundi après le départ du Premier Vice Président de la République ont indiqué que le secteur agricole a aussi besoin d’être restructuré et développé.

    L’ancien Vice Président de la République Mathias Sinamenye a regretté que le secteur semble être relégué à l’écart, causant ainsi un manque d’aliments pour la population grandissante du Burundi.

    Alors qu’en 1962 le Burundi n’avait qu’à peine 3 millions d’habitants, aujourd’hui cette population avoisine les 10 millions d’habitants, a estimé Sinamenye.

    Si ces opportunités ne sont pas exploitées et cela dans les meilleurs délais, le Burundi risque de se retrouver avec l’économie du Niger en dix ans, le Niger étant le pays le plus pauvre.

    En plus, si le Burundi ne fasse pas des efforts, il y a risque du déclin du pouvoir d’achat. Celui-ci est actuellement resté le même que celui d’il y a 20 ans, ont estimé des panélistes.

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