
Signé en 2000, l’Accord de Cotonou établit le principal cadre de coopération économique pour lutter contre la pauvreté dans les pays du tiers monde avec l’intervention accrue de l’Union Européenne, dit le président de la Parcem.
Au cours d’une conférence de presse le matin de ce lundi à Bujumbura, Faustin Ndikumana a aussi souligné que cet Accord constitue un cadre qui offre l’occasion, aux pays Africains, de bénéficier des préférences commerciales par rapport aux exportations qu’ils font en Europe, ça stimule alors l’investissement et l’exportation a-t-il indiqué.
Toutefois, l’adhésion dans cet Accord n’a pas été gratuite selon le président de la Parcem. Faustin Ndikumana a exhibé les conditions posées par l’Union Européenne pour que les pays Africains puissent se prévaloir de cet Accord : « C’est le respect des droits de l’homme, c’est l’Etat de droit, les valeurs démocratiques, la bonne gestion des affaires publiques ».
« … donc un Etat qui ne respecte pas ces principes, un Etat qui tend à devenir un Etat voyou ne devrait pas continuer à bénéficier d’une telle coopération », a dit Faustin Ndikumana.
Avec l’annonce faite jeudi dernier par le Parlement Européen d’une éventuelle suspension du Burundi de cet Accord à cause du non respect des droits humains, le président de la Parcem fait savoir que le Burundi risque de perdre son principal partenaire financier dont l’UE. Il a précisé que l’UE était parmi des rares partenaires qui octroie encore l’appui budgétaire au Burundi.
« Même ce problème de déficit énergétique qui nous hante, l’UE est parmi les grands bailleurs du projet du barrage de Jiji-Murembwe, et à Genève, elle est parmi les 1ers partenaires qui ont promis de débloqué beaucoup de fonds », a-t-il exposé.
Quant aux accusations d’immixtion du Parlement Européen dans les affaires du pays soulevées par certaines autorités ; Faustin Ndikumana rappelle qu’il n’en est pas question puisque l’Accord lui-même donne aux pays donateurs, les prérogatives de suivre dans ces pays signataires, le respect des valeurs démocratiques.
Si le Burundi ne rectifie pas le tir en matière de respect des droits humains, cela risque même de se répercuter sur la coopération bilatérale avec certains des pays de l’UE (France, Belgique, Allemagne, Pays Bas, …), a-t-il avertit.
Pour prévenir de tels risques, le président de la Parcem en appelle au Président de la République de faire siennes toutes les inquiétudes soulevées par le Parlement Européen et surtout celle de l’emprisonnement de P C Mbonimpa.



