
Le Tribunal de Grande Instance de Bujumbura a accordé la liberté provisoire à Pierre Claver Mbonimpa ce lundi. Ce défenseur des droits humains au Burundi n’est pas cependant autorisé de franchir l’aéroport international de Bujumbura sans autorisation préalable des juges.
Vers 13 heures de ce lundi ce jugement a été prononcé en moins de 2 minutes. Les organisations de défenses des droits humains comme Human Right Watch et les médias venaient de passer plus de 4 heures de temps en attendant le début de ce procès. Lorsque les membres du siège sont en entrés dans la salle, c’était un silence de mort.
Après la séance des procès de type civil, ce procès sur lequel les yeux étaient braqués a finalement commencé pour durer moins de 2 minutes. Après ce jugement il n’y a pas eu d’écho dans la salle.
Me Fabien Segatwa n’a pas caché sa satisfaction. « On ne peut que s’en réjouir car finalement la justice vient de dire le droit comme nous l’avions souhaité », a-t-il souligné.
Pierre Claver Mbinimpa n’est pas autorisé à quitter le pays sauf sur autorisation des juges. Pour Me Fabien Segatwa ce n’est pas du tout grave. Selon lui, les procédures du genre sont communes à tous les prisonniers. Il estime que Pierre Claver Mbonimpa recouvrira de ses droits au fur et à mesure que le temps va avancer .
Sur son lit d’hôpital où il se trouve depuis plus de 3 semaines, il a dit qu’il attend que le document d’élargissement lui soit accordé avant de donner officiellement son point de vue à propos de cette libération provisoire.
Pierre Claver Mbonimpa était en prison depuis de 15 mai de cette année. Suite à une information sur une probable présence des Burundais en République Démocratique du Congo qu’il avait accordée à la Radio Publique Africaine photos à la main, il avait été accusé par la justice d’atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat.




