“Nos députés profitent de l’ignorance de la population”, dixit Parcem

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    L’ONG locale Parole et Action pour le Réveil de la Conscience et l’Evolution des Mentalités demande au ministère des finances à envoyer au plus tard 06 octobre 2014 au parlement le projet de loi portant budget de l’Etat exercice 2015. S’il parvient à déposer ce projet de loi dans les délais impartis par la loi, cette organisation a estimé que ca sera une étape vers la bonne gouvernance au Burundi.

    Dans une conférence de presse que cette organisation a animée ce mercredi, elle a indiqué que les 3 mois prévus par la loi visent à empêcher que ce projet de loi ne soit pas analysée à la va vite.

    Pour Faustin Ndikumana, le président de cette organisation l’analyse du budget à temps est une étape vers la bonne gouvernance puisque qu’elle permet de déceler les imperfections éventuelles contenues dans la loi et les corrections y apportées déterminent en même temps la croissance attendue pour un pays.

    Pour le cas d’espèce, Faustin Ndikumana a dit que le parlement devrait avoir un temps suffisant pour évaluer les zones d’ombres contenues dans l’argent qui a été orienté à l’achat des arbres fruitiers.

    Il pouvait entre autre avoir la lumière sur la façon dont l’argent des militaires Burundais en mission de maintien de paix en Somalie et ailleurs qui serait jalonnée de manque de transparence est en train d’être géré.

    Plus encore, cette ONG estime que le parlement aurait l’occasion de constater que les ministères clés de croissances économiques ont été relégués parce qu’ils reçoivent peu d’argent lors de l’affectation de tels budgets.

    « La présidence de la république s’arroge le droit d’avoir un budget de fonctionnement qui dépassé de loin le budget alloué à quatre ministères pourtant clés de la croissance économique », a-t-il déploré.

    Pour lui, le parlement, s’il a réellement besoin de promouvoir la croissance économique, doit affecter un budget suffisant dans des ministères comme l’agriculture et l’élevage, l’énergie et mine et bien d’autres.

    « Jusqu’à présent si les députés ne sont pas sensibles à cette demande, ils profitent de l’ignorance de la population », a encore précisé ce défenseur des droits économiques.

    La PARCEM estime que l’analyse du projet de loi portant budget de l’Etat 2015 dans la précipitation constituera une astuce pour Bujumbura d’éviter la transparence dans la gestion de la chose publique.

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