Revue de la presse du 04 octobre 2014

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    Philippe Nzobonariba oublie son statut, le journal {Iwacu} revient sur l’analyse faite par Professeur Gertrude Kazoviyo, sur les propos du porte-parole du gouvernement.

    Il écrit que dans la foulée de la condamnation ferme de l’Union européenne du maintien en détention préventive de Pierre-Claver Mbonimpa (qui est aujourd’hui libre), le président Barack Obama s’est exprimé en demandant sa libération. Le porte-parole du gouvernement burundais a répliqué que le président américain ne sait pas situer le Burundi sur une carte.

    Selon les mots de cette analyste du discours politique, Philippe Nzobonariba est tellement plongé dans la polémique qu’il a fini par oublier son statut. Être porte-parole du gouvernement, c’est exprimer la position de celui-ci. Et sur le cas d’espèce, poursuit notre confrère, ce qu’il dit sur le background géographique des partenaires du Burundi, et du président Obama en particulier, n’est certainement pas la position du deuxième vice-président de la république, du ministre des relations extérieures, pour ne citer que ceux-là.

    Mais Mutama est enfin libre ! {Iwacu} parle toujours de pierre-Claver Monimpa.

    Sa libération a été saluée par beaucoup de personnes, toutes catégories confondues. Elle a suscité des réactions de sympathie, de soulagement, de victoire, d’espoir, de rappel à l’ordre, … la liste semble longue.

    La situation des vieux se dégrade si l’on en croit toujours {Iwacu}. Il écrit qu’il n’y a pas longtemps, devenir vieux était un honneur. Plus on vieillissait, plus on devenait une source bénéfique pour la société.

    A travers cet hebdomadaire, l’Abbé Adrien Ntabona, spécialiste de la culture africaine et de l’anthropologie culturelle, s’indigne du fait que l’individu est devenu une simple personne sans valeur, surtout s’il ne produit plus rien. « C’est terrible ».

    Au Burundi, « les plus malins aujourd’hui sont ceux qui se mettent ensemble pour créer une église ». C’est en effet l’analyse du politologue Jean-Salathiel Muntunutwiwe, qui est repris par l’hebdomadaire {Burundi Eco}. Selon lui, certaines églises sont devenues actuellement objet de commerce. « On vend la parole, celle de Dieu ou dite de Dieu ».

    Il soutient que l’église est là pour résoudre les problèmes de celui qui l’a créée. A chaque occasion de prière, tout croyant est appelé à donner une dîme, une façon d’être éligible par Dieu parmi ceux qui iront dans son Royaume.

    {Burundi Eco} écrit aussi sur la difficulté de nourrir les familles dans la ville de Bujumbura.

    Pour certains, il n’est plus question de se contenter de la qualité, mais plutôt de la quantité. L’essentiel selon Burundi Eco est de satisfaire tout le monde. Et d’écrire dans son titre, reprenant les mots d’une veuve qui doit nourrir huit personnes chez elle : « nous mangeons la quantité et non la qualité ».

    L’agence {Net press} écrit sur l’interminable débat sur la mise en place de l’école fondamentale.

    Le plus inquiétant est que ce sont les maîtres d’écoles et même certains directeurs qui expriment leur crainte, car les objectifs fixés sont loin de se profiler à l’horizon.

    Mercredi, les directions provinciales de l’enseignement ont ajouté un autre élément perturbateur de la mise en vigueur de la réforme. Il est de nature technique, puisqu’un peu partout, les écoles nouvellement construites sont inachevées, elles manquent de portes et de fenêtres; elles ne sont pas cimentées ; elles n’ont pas de tableaux noirs et les bancs-pupitres sont en quantité nettement insuffisante.

    La sous-commission chargée de l’orientation après le collège a été décevante selon le journal {La Voix de l’enseignant}. Les parents, les enseignants et les élèves se disent déçus par le travail rendu par cette sous-commission après le collège.

    A ce jour, des élèves ne sont pas encore à l’école, trois semaines après la rentrée scolaire, déplore {La Voix de l’enseignant} qui vient de fêter ces cinq ans. Pour la plupart de ces élèves, ils ont été orientés dans des filières qui ne leur plaisent pas et ont introduit des recours qui n’ont pas encore trouvé de suite.

    Les minorités sexuelles sous menace de l’infection au Vih/sida selon l’agence burundaise de presse.

    Le taux de séroprévalence du Vih/sida chez les homosexuelles qui se comptent dans les groupes à haut risques ne cesse d’augmenter. D’après une enquête démographique de santé faite en 2013, précise l’{ABP}, le taux de séroprévalence était de 6%, alors qu’en 2011, il n’était que de 2,4%.

    Cette enquête a touché les autres groupes à haut risque selon toujours l’agence, comme les travailleurs de sexes, les détenus, les travailleurs saisonniers, les corps en uniformes et les déplacés.

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