
Les étudiants des universités publiques et privées au Burundi sont en grève depuis vendredi de la semaine passée. Ils réclament les mesures administratives des diplômes de bachelier .
Les ministres en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et celle de la fonction publique ont dit que le diplôme de baccalauréat est reconnu sur le marché du travail au Burundi . Les étudiants sont pourtant loin d’être tranquillisés et la grève continue son chemin.
Le débat de ces deux ministres avec les étudiants autour de la valeur administrative des diplômes de bachelier pendant plus de 4 heures ce lundi dans l’après midi a en effet laissé planer le flou sur les ambitions du ministre de tutelle.
Ces étudiants ont indiqué que d’ici deux mois certains d’entre eux auront terminé tous les cours de baccalauréat. Ils ignorent cependant les niveaux de ce diplôme par rapport à celui de licence actuellement en vigueur au Burundi.
Ni équivalence académique, ni équivalence administrative, ni équivalence de celui-ci par rapport au diplôme de licence, rien n’a encore fait objet de consensus entre les partenaires des questions de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique au Burundi selon du moins les opinions des participants à cette rencontre.
Difficile de savoir si la réponse du ministre de tutelle est évasive ou non. Pour le moment, joseph Butore , le ministre de la fonction et celui en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique disent que ce diplôme est d’ores et déjà sur le marché du travail et payé. Comment et sur base de quoi ? Le ministre de tutelle n’a rien dit à propos.
Les étudiants de leurs cotés ont martelé : parole d’autorité parole d’honneur certes, « mais nous avons besoin d’un écrit pour légitimer vos propos », a souligné le représentant de ces étudiants du Campus Kiriri en margé de ladite rencontre. Le ministre Joseph Butore a de sa part indiqué que d’ici fin novembre cette question fera objet d’analyse avec bien d’autres qui se trouvent sur la table de gouvernement en cours d’analyse.
Selon en effet le numéro un du ministère de l’enseignement supérieur, les Etats Généraux prévus en cette période débloqueront la situation et ils n’ont qu’à faire preuve de patience en retournant dans les auditoires.
Les informations recueillies sur place soulignent qu’en termes de volumes horaires, les étudiants auraient combiné les volumes horaires des 4 ans de licence en vigueur au Burundi en 3 ans de bachelier.
L’ancien ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, initiateur de ce projet du gouvernement Pr Julien Nimubona avait précisé que le diplôme de licence en vigueur au Burundi, du moins dans le système d’enseignement belge équivaut à celui de Master 1.
Pourtant, les étudiants ne l’entendent pas de la sorte. Ils proposent plutôt que le cas soit analysé en profondeur pour leur accorder le droit d’équivalence de diplôme de bachelier au même titre au moins à celui de licence actuellement en usage au Burundi.
{{Une réponse entre les lignes}}
Le professeur Julien Nimubona a demandé ‘’aux étudiants de ne pas réclamer les avantages salariaux des licenciés Burundais’’. En l’applaudissant, ces étudiants n’ont pas compris qu’il disait de manière malicieuse que l’important pour eux était de s’efforcer pour décrocher le diplôme de Master.
Selon lui, au centre de la polémique se trouve la valeur du diplôme de licence accordé dans le système d’enseignement de type français et celui de licence dans le système d’enseignement de type belge. « Dans les pays à système d’enseignement de type français notamment en Afrique de l’Ouest, il ya un diplôme de licence de 3 ans.
Il diffère de celui de licence en vigueur au Burundi puisque nous sommes dans le système belge. Pour accéder au diplôme de licence de type belge, un licencié de type français devrait ajouter une année de formation de plus », a souligné l’initiateur du projet de loi visiblement en tranchant.
Pour le moment les étudiants n’entendent pas reprendre les cours. Ont – ils compris ? On ne sait pas. Le ministre de tutelle cenverge avec le Pr Julien Nimubona sur la question. Pour le moment il joue sur le temps pour que la question trouve finalement une réponse après 2014 . Nos autorités auraient eu peur d’utiliser les propos de nature à blesser les étudiants ou les électeurs puisque nous allons vers 2015? Heureusement, la question trouvera une issue après Novembre.




