
La police de Muyira de la commune de Kanyosha a entendu ce lundi 4 personnes par rapport au dossier des personnes armées citées ces derniers jours dans la province de Bujumbura. L’une d’entre est une femme du nom de Chantal Ndayizeye qui affirme avoir échappé de justesse lorsqu’une dizaine de personnes se sont rendu chez elle. La femme a dit qu’elle a vu effectivement ces hommes comme cela a été approuvé par le chef de zone de Muyira.
Deux autres garçons qui auraient été kidnappés ont expliqué à la police comment et les circonstances dans lesquelles ils avaient été arrêtés. L’un des deux a démenti l’information en disant qu’il était avec une femme avec laquelle il tissait des liens d’amitié. Un autre alors qu’il allait à l’école avait été embarqué dans une camionnette jusqu’en province de Makamba étant bandé les yeux par des personnes qu’il ignore selon ses termes.
Le dernier est un certain Thierry Manirakiza, membre du FNL. Il a été entendu sur les propos qu’il aurait aussi tenu sur les médias il l’affirme. « Le chef de zone avait lui aussi révélé les mêmes informations sur les médias, je ne comprends pas pourquoi, il n’a pas été auditionné », a souligné l’une des personnes qui parle aujourd’hui de deux poids deux mesures dans les enquêtes en cours.
Des habitants de la colline de Rweza à près d’une dizaine de Km de la colline les avaient accompagnées à la police pour voir le sort qui leur serait réservé après avoir été écouté par la police, selon les habitants de Rweza. Les membres du service national des renseignements dans cette commune avaient failli l’arrêter lors d’une réunion de sécurité avec le gouverneur de Bujumbura.
{{ Les jérémiades de Kanyosha }}
Lors de leur rencontre avec le gouverneur de la province samedi, les habitants de la commune de Kanyosha ont demandé au gouvernement du Burundi de sortir de son silence pour leur dire s’il y a naissance d’une milice ou d’un groupe terroriste qui échappe au contrôle des institutions de sécurité dans ce pays .
La population a confirmé l’existence d’un groupe de personnes armées se déplaçant surtout pendant la nuit sur au moins 5 collines. Certains des membres du FNL ont sans ambages confirmé qu’ils vivent dans une insécurité galopante au jour le jour.
Ils ont déploré que jusqu’à présent les autorités de ce pays restent silencieuses face à ces personnes qui seraient de retour de Kiliba- Ondes pour perturber la sécurité au Burundi.
« Lorsqu’ils étaient en RDC, nous n’avions pas peur. Quand ils sont rentrés nous sommes exposés nous appelons les autorités du pays à écouter nos jérémiades », a souligné l’un des participants à cette réunion.
Au moment où certains membres du FNL proches à Rwasa Agathon disaient qu’ils sont à la merci notamment des imbonerakure et qu’ils ne dorment pas la nuit, une femme membre du CNDD-FDD dont le mari est mort en 2010 a dit que des personnes ont placé une croix symbole de la mort chez elle. Selon elle, le gouvernement a du pain sur la planche pour que Kanyosha n’enterre pas encore ses enfants. « Dites – moi où je vais vivre », a-t-elle ajouté.
{{Une administration sur la défensive}}
Pour le gouverneur de la province de Bujumbura Jacques Minani , il s’agit des malfaiteurs qui font parler d’eux dans Bujumbura. Selon lui, la population doit plutôt collaborer avec les autorités administratives et sécuritaires pour le retour à la fois de la paix et de la sécurité dans les ménages.
Pas question pour le gouverneur Jacques Minani de parler des personnes armées. Selon lui, il s’agit des malfaiteurs comme on peut les trouver sous d’autres cieux.
Pour le gouverneur de Bujumbura, cette situation qui prévaut depuis plus de deux semaines a été causée en partie par l’absence du chef de colline Muyira. Il a, lors de sa rencontre, remplacé Gédéon Mpitabakana ancien chef de colline, récemment nommé chef de zone.




