
L’enrôlement des électeurs pour les élections de 2015 a timidement débuté sur tout le territoire national pour deux semaines (24 novembre -7 décembre 2014), a constaté la synergie des médias burundais.
A Cibitoke au nord ouest du Burundi, en passant par Bubanza, Muyinga et Kirundo au nord, Muramvya et Gitega au centre du Burundi, à Bururi et Rutana au sud du Burundi, de même que dans la mairie de Bujumbura, les électeurs arrivaient à compte-gouttes ce lundi matin.
Jusque vers 11h 30 minutes par exemple à Ruyigi (est du Burundi) il y avait même des sites qui n’avaient pas encore enregistré un seul citoyens.
Que ca soit à Rutana ou à Muramvya ou même dans certains coins de la province Ruyigi, les causes de cette absence devant les sites d’enrôlement sont expliqués en partie par le fait que la journée coïncide avec les jours des marchés.
D’autres qui se sont confiés aux médias depuis ce lundi, croient qu’il y a encore du temps pour se faire enrôlé pour les élections de l’année prochaine.
Mais à Muramvya par exemple, on signale des gens non encore identifiés qui interdiraient aux habitants d’aller se faire enrôlés. Selon Concilie Nibigira, président de l’Uprona, il y a des gens qui sont en train « de perturber le processus » d’enrôlement en disant aux citoyens que le temps n’est pas encore fini alors que l’enrôlement devrait se faire dès les premiers jours.
La présidente de la Cosome, une plate forme de la société civile burundaise de Monitoring des élections Justine Nkurunziza se montre inquiète que dans la commune de Cibitoke en mairie de Bujumbura, un jeune homme connu comme « membre de la ligue des jeunes du parti au pouvoir » a essayé d’intimider les membres de l’équipe qui faisait son travail d’enrôler les électeurs pour des raisons non encore identifiées.
A Musaga, mairie de Bujumbura (centre Wallis) on parle des listes qui ont été annulées par ce que les chargés d’enrôlement se sont simplement trompé de numérotations.
{{Des appels à l’enrôlement}}
Les appels fussent de partout en faveur de l’enrôlement. D’abord le président du Cnddfdd, Pascal Nyabenda qui appelle, depuis Bubanza, à Musenyi aux personnes âgées de plus de 18 ans de se présenter aux sites d’enrôlement pour avoir leur nom enregistré pour le rendez-vous de 2015.
« Je me suis fait enregistré et les choses se passent bien » a souligné le patron du Cnddfdd qui s’exprimait par téléphone. Selon lui, le seul problème avec certains sites d’enrôlement était le manque d’abris pour les chargés d’enrôlement si non, le reste est correct.
Agathon Rwasa, leader d’une aile du FNL non reconnue par le Ministère de l’intérieur parle de problème liés à l’exclusion des partis et leaders de l’opposition. Regrettant que ses fidèles ne soient pas impliqués dans le processus d’enrôlement, il appelle néanmoins « aux personnes ayant 18 ans de se présenter massivement aux sites pour être enrôlés ».
Agathon Rwasa estime que « Le changement c’est par les urnes. Il faut être prêt pour le changement en 2015 » soulignant qu’il faut avoir sa carté d’électeur pour 2015 sans tarder.
Même appel chez Léonce Ngéndakumana, à la tête d’une dizaine de partis politiques réunis au sein de l’Alliance des Démocrates pour le Changement ADC-Ikibiri jugé illégal par le pouvoir.
Ngendakumana souligne que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a toujours cherché à exclure l’opposition du processus électoral en refusant les fidèles de ces partis à suivre de près le processus.
Il regrette que les mandataires des partis de la coalition ne sont autorisés de suivre l’enrôlement par ce que les lettres d’accréditations n’ont pas été délivrées par la CENI.
Ngendakumana, tout comme les autres formations de l’opposition ou du pouvoir appelle aux citoyens, à commencer par les membres de la coalition de se faire enregistrer pour le changement de 2015.




