
« Je venais de la messe matinale. J’ai vu le marché central de Bujumbura prendre fin. Je n’ai rien récupéré des habits qui se trouvaient à l’intérieur du kiosque dans lequel je travaillais », ce sont les propos d’une des femmes trouvées devant les ruines de l’ancien marché central de Bujumbura ce mardi à deux ans jour pour jour de l’incendie dudit marché.
Assise à même le sol juste près des ananas et des tomates qu’elle vend à la sauvette, Immaculée Nzirorera dit qu’elle a eu du mal à joindre les deux bouts du mois en famille surtout dans les premiers mois de l’incendie. « Mes enfants ne cessaient de réclamer du pain alors que je n’étais pas en mesure d’en acheter », a-t-elle dit.
Et plus loin d’ajouter, « je n’ai pas été la seule victime de l’incendie. Certaines femmes ont été acculées de retourner à l’intérieur à cause de cet incident qui s’est abattue sur Bujumbura la date ‘’noire’’ du 27 janvier 2013 ».
Immaculée Nzirorera a toujours sur soif de connaître les vrais mobiles qui ont été à l’origine et les mobiles de l’incendie du marché central de Bujumbura. « Je n’ai pas été convaincu par les résultats des enquêtes de la justice sur l’incendie » a-t-elle ajouté.
{{Elles vendent malgré la puanteur des lieux }}
Près de la place appelée grenier du Burundi, des femmes vendent fruits et légumes. Elles ne se munissent même pas de parapluies pour protéger leurs bébés contre le soleil de Bujumbura. Derrière le grenier du Burundi, commence à se former une montagne d’immondice.
Ces femmes s’assoient juste aux environs de la route en attendant des éventuels acheteurs. La propreté des lieux laisse à désirer. Une odeur nauséabonde se dégage des ruines du marché central de Bujumbura. « Nous n’y sommes pour rien », lancent ces femmes par rapport à ce qui devrait être fait pour résoudre le problème.
{{ Le sygeco dans le désarroi}}
Audace Bizabishaka de sa part s’indigne contre le gouvernement. Il réclame plutôt la lumière sur les mobiles de l’incendie. Le président du Syndicat Général des Commerçants dans un point de presse de ce mardi a dit que les victimes de l’incendie ont été laissées à elles-mêmes. Le partage des places dans le marché provisoire de Cotebu a été émaillé de manque de transparence selon se termes.
Il estime que les bénéficiaires de places près de l’ancien Cotebu devraient être préalablement les victimes de l’incendie du marché central de Bujumbura. ”Hélas c’est pas le cas” a t- il déploré.
Le marché central de Bujumbura a pris feu le 27 janvier 2013. Quelques mois après, le procureur général de la république Valentin Bagorikunda a dit que les enquêtes ont révélé que cette incendie avait été causée par un court circuit avait pris origine dans un des kiosques dudit marché. Le gouvernement du Burundi a dit que dans cet espace sera érigé un centre commercial sans pour autant préciser la date du début des travaux.
Cette organisation Sygeco déplore la propreté des environs du marché aujourd’hui en ruine qui laisse à désirer. Elle déplore aussi l’absence qu’une commission mise en place pour rendre propre le marché après l’incendie n’ rien fait de palpable.Les jérémiades sont aussi celles des passagers en bus à Musaga qui déplorent l’absence de propreté.



