
La question du troisième mandat, ou deuxième selon les uns et les autres, est sur toutes les lèvres. L’hebdomadaire {Iwacu} revient sur quelques unes des voix qui se sont exprimées sur ce sujet qui reste d’actualité.
Les États-Unis espèrent que les élections présidentielles honoreront l’Accord d’Arusha, y compris ses dispositions sans équivoque concernant les limites des mandats de l’exécutif. L’Union européenne explique qu’un troisième mandat du président actuel peut créer un certain nombre de tensions et présenter un certain nombre de risques.
Réputée réservée, trop diplomate, l’Eglise catholique a rappelé nettement qu’à Arusha, les Burundais ont convenu sans ambiguïté que toute personne élue pour diriger le Burundi ne peut aller au-delà de deux mandats de cinq ans chacun. La messe est dite selon notre confrère, qui revient sur un adage populaire qui dit : il n’y a pire sourd que celui qui ne veut entendre.
Les syndicalistes jouent le tout pour le tout selon encore une fois {Iwacu}.
Il parle des enseignants qui réclament la mise en application des scenarii proposés par des experts. Pour faire pression sur le gouvernement qui fait la sourde oreille, les quatre syndicats englobant les enseignants du primaire et du secondaire ont annoncé qu’ils ne remettront pas aux élèves les résultats du deuxième trimestre.
« Nous avons participé au dialogue social. Nous avons soumis nos revendications. Nous avons eu plusieurs rencontres avec la ministre de la fonction publique et d’autres concernées par cette question. Jusqu’à présent, disent les syndicalistes, aucune harmonisation des salaires n’est en vue ».
Et au journal {La Voix de l’enseignant} d’ajouter que Les enseignants membres du parti au pouvoir auraient reçu le message de ne pas bloquer les résultats des élèves car cela aurait des répercutions sur les élections prochaines.
{La Voix de l’enseignant} qui écrit aussi que la rentrée scolaire 2015-2016 est déjà en préparation. Mais la commission a du pain sur la planche.
Ce n’est point par souci de ponctualité selon ce journal, mais simplement parce que la tâche à abattre sort du commun. A la fin de cette année scolaire, le ministère en charge de l’enseignement de base et secondaire aura à orienter au deuxième cycle du secondaire, deux promotions : Les élèves de 10ème année, et ceux qui sont en 9ème année du fondamental.
Le magazine {Burundi Eco} émet son point de vue sur la suspension provisoire de la mesure de cession du site de l’ancien marché central de Bujumbura. Pourquoi pas définitivement ? s’interroge-t-il.
La mesure s’étend sur une période bien précise, à savoir celle électorale. Durant cette période, les citoyens doivent savoir qu’ils vont rester les mêmes et qu’ils ont besoin de continuer à survivre après les élections. {Burundi Eco} estime que l’importance de l’ancien marché central pour le citoyen reste le même avant, pendant et après les élections.
{Le Renouveau du Burundi} se demande si le désengagement des jeunes au travail serait une question de professionnalisation.
La divergence d’appréciation entre les jeunes et les responsables d’entreprises est révélatrice des lacunes et des conditions de leur professionnalisation, dans le sens de leur formation, de leur initiation au monde du travail, de leur socialisation par et dans l’environnement professionnel.
{Le Renouveau du Burundi} écrit aussi sur l’avis des protestants sur la période du carême.
Cette période doit être pour les fidèles, une période d’approfondissement de prière et de détachement des biens matériel en préparation de la fête de Pâques. Pour les protestants, tout chrétien devrait pratiquer le carême au jour le jour car, personne ne sait à quand le retour du Christ.
Quand une femme émascule son mari, s’exclame l’agence {Net press}.
Une dame congolaise mariée à Bujumbura a décidé, selon l’agence en ligne, de tromper son mari, lui aussi congolais, sur toute la ligne. Mercredi dans la matinée, alors que des gens circulaient normalement dans le centre-ville, un attroupement soudain des femmes à la recherche d’une autre qui travaille dans un salon de coiffure suscite la curiosité.
Elles étaient mécontentes car, la dame recherchée a toujours refusé des rapports sexuels à son mari au profit des amants, plus riches que lui. Et pour le lui refuser définitivement, elle l’a émasculé la veille avant de lui voler son portable flambant neuf et de s’en aller ailleurs.


