
Les importateurs des produits carburants ont récemment dit qu’ils accusent un retard de 3 à 4 mois d’arriérés pour pouvoir amener les produits carburants sur le marché burundais. Face à la rareté de ces produits, deux ministères donnent des avis contradictoires par rapport à la rareté des devises qui pourtant en serait à la base.
Dans une interview que la ministre du commerce de l’industrie et du tourisme a accordée à la presse ce mardi, Marie Rose Nizigiyimana n’a pas mâché les mots : ‘’le gouvernement a fait face au problème de devises mais d’ici peu l’argent en devise sera affectée sur les comptes’’, a-t-elle souligné sans plus de précisions.
Marie Rose Nizigiyimana a tranquillisé la population burundaise et les importateurs de ces produits à partir de la Tanzanie en particulier en précisant que ce problème de carburants allait trouver solution.
Pourtant, Musharitse Désiré, le porte-parole du ministère des Finances avait il y a deux semaines souligné que ce problème de devises n’était pas d’actualité. Il n’avait pas manqué que souligner que le ministère des finances se suffit pour ce qui est des devises pendant les quatre mois à venir.
Jusqu’à présent : qui croire, qui ne pas croire parmi les deux personnalités. L’Association Burundaise des Consommateurs ne cesse plutôt de réclamer que la baisse des prix des produits carburants à l’intérieur du pays soit conforme à la même baisse des prix sur le marché internationale.
Sa requête risque plutôt de ne pas être satisfaite. Ce problème de carburant date de plus d’une semaine en Mairie de Bujumbura et à l’intérieur du pays.
Les importateurs de ces produits estiment que ce problème risque de durer plus d’un mois si rien n’est fait.
Ce lundi dans l’avant midi, le ministère du commerce et les importateurs de ces produits se sont rencontrés en aparté. Les clauses de cette rencontre sont jusqu’ici loin de désamorcer la situation.



