Africell- tempo : Le personnel dans le désarroi

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    Plus de 50 travailleurs de la compagnie de Télécommunication Africell- Tempo ont fait un sit in ce lundi devant les Bureaux de l’Ombudsman Burundais.

    Hommes et femmes s’étaient donné rendez-vous devant ces locaux abritant l’institution de l’Ombudsman vers 9 heures du matin de ce lundi. Sur certains de ces écriteaux, l’on pouvait lire que ‘’le Burundi est le seul pays au monde où les investisseurs sont menacés par ceux qui devraient les protéger’’.

    Pancartes à la main, ils demandaient à Mohamed Rukara de commanditer des pourparlers entre l’Agence de Régulation et de Contrôle des Télécommunications et les responsables de cette entreprise de Télécommunication pour qu’elle ne ferme pas ses portes définitivement.

    Visiblement dans une humeur maussade, ces travailleurs interpelaient le gouvernement du Burundi via l’ARCT à revoir à sa décision aussi bien pour la satisfaction des ménages concernés par la décision , soit plus de 400 familles que pour éviter l’asphyxie économique d’un des pays pauvres au monde comme le Burundi.

    Comme argument, ces travailleurs estiment que le patron qui, avant de quitter le pays, a réclamé la fermeture des activités d’Africell- Tempo au Burundi n’en avait pas les prérogatives. « Le conseil d’administration de l’entreprise ne s’était pas encore convenu de cette décision », a souligné l’un des travailleurs.

    Par ailleurs, a- t- il encore ajouté, la fermeture de cette entreprise ne profiterait pas du tout au pays. Ces travailleurs estiment en effet que la fermeture d’Africell- Tempo n’est pas de nature à stimuler l’investisseur à venir au Burundi pour des activités économiques données. « C’est vouloir une chose et son contraire de voir l’Africell- Tempo fermée alors que l’Agence de Promotion des Investissements appelle plutôt les opérateurs économiques étrangers à venir au pays pour investir », a-t-il souligné.

    Jusqu’à présent, la compagnie de Télécommunication Africell- Tempo émet à l’intérieur du pays via les téléphones portables uniquement. Les autres services ont été coupés par l’ARCT. La police garde les locaux du siège de cette entreprise.

    La semaine dernière lors de la réunion des responsables de ce pays avec le ministre de l’intérieur, les participants ont plutôt interpellé le gouvernement du Burundi à revoir sa décision vis-à-vis de la société Africell- Tempo à défaut de quoi le Burundi risque de lourdes sanctions.

    L’ancien Premier Vice Président de la République Bernard Busokoza était l’un des actionnaires d’Africell- Tempo. Mais , à qui profite la fermeture de cette entreprise?

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