Revue de presse du 28 mars 2015

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    La fronde en marche, titre l’hebdomadaire {Iwacu}.

    Il écrit qu’une année après la fracassante déclaration Édouard Nduwimana annonçant une candidature de Pierre Nkurunziza en 2015, la situation a beaucoup évolué. Mais pas dans le sens escompté, au vu de la vitesse à laquelle la fronde grandit.

    L’analyse de notre confrère est que ce qui arrive aujourd’hui est une continuité des positions « contre » ou « pour » un 3ème mandat de Pierre Nkurunziza, mais une continuité qui se radicalise. La déclaration « contre » d’Onésime Nduwimana a provoqué une réaction automatique de soutien.

    Selon {Iwacu}, ceux qui sont pour le président doivent gérer cette nouvelle donne qui s’affirme de plus en plus. La fraction dissidente se consolide du jour au lendemain, ce qui risque de phagocyter le camp du président de la république.

    Le journal {Iwacu} s’interroge sur le silence affiché par le gouvernement de Bujumbura après la tentative d’assassinat de l’épouse d’Agathon Rwasa. Le gouvernement est resté muet même après l’appel des Nations Unies d’enquêter sur ce crime. Une demande et un silence qui en disent long selon encore notre confrère qui écrit dans un titre : Ne touchez pas à Rwasa.

    En clair, soutient-il, le message de Ban Ki-Moon est que M. Rwasa ne doit pas être inquiété durant cette période, parce qu’il reste le candidat le plus présidentiable. C’est une pression contre le pouvoir qui est ainsi indirectement pointé du doigt dans cette affaire, surtout que son silence ne plaide pas pour lui.

    Il est clair qu’en s’attaquant à l’épouse d’Agathon Rwasa, poursuit l’hebdomadaire, on visait celui qui est considéré comme le challenger le plus sérieux face à un candidat du Cndd-fdd (Conseil national pour la défense de la démocratie-Force de défense de la démocratie) pour la présidentiel de 2015.

    Si tu veux la victoire aux élections, prépare la guerre. L’agence {Net Press} revient sur la réflexion de Jules César, le célèbre général et homme politique romain d’avant Jésus Christ.

    Le grand César de l’Histoire, qui était aussi un grand écrivain, a laissé cette réflexion citée dans de nombreux ouvrages, et reprise cette fois par l’agence en ligne: « Si vis pacem, para bellum » pour dire : « Si tu veux la paix, prépare la guerre ».

    Aujourd’hui, poursuit l’agence, les fameux Imbonerakure du Cndd-Fdd sont en train de se préparer à semer la guerre dans tout le pays, avec l’intention de répandre la peur dans tous les esprits, afin de contraindre un grand nombre de citoyens à voter pour le Cndd-Fdd.

    Le magazine {Burundi Eco} se demande où est allé le fonds spécial carburant.

    Normalement il y a un fonds spécial carburant dont les frais sont directement prélevés à la pompe lors de la vente, et ces frais sont payés par les consommateurs. Dans un éditorial, le magazine regrette que l’intervention de ce fonds n’ait pas encore eu lieu.

    Aux yeux de l’hebdomadaire, l’argent est en tout cas versé quelque part, et celui qui collecte ces fonds devrait justifier leur destination. A la preuve du détournement ou de la réaffectation de ce fonds, le coupable devrait être puni conformément à la loi, soutient-il.

    Le journal {Ijambo} parle d’une confusion bien nourrie autour de la pénurie de l’essence au Burundi.

    Il écrit que depuis plus de deux semaines, cette confusion est alimenté par une argumentation mal habillée et confuse fournie par ceux qui devraient donner une information logique pour rassurer ou donner un éclairage dans ce domaine pétrolier. Devant cette situation, poursuit {Ijambo}, il parait difficile aux consommateurs de savoir réellement ce qui se passe dans ce secteur d’autant plus que les promesses rassurantes faites par les autorités sont toujours lettres mortes, ce qui décrédibilise l’autorité publique.

    Le journal {Ijambo} rend un hommage à Simon Nyandwi, l’Ex-ministre de l’Intérieur.

    Membre influent du CNDD-FDD, soutient {Ijambo}, il est l’un des rares ministres de l’Intérieur qui fait l’unanimité et dont la sagesse est saluée par tous ceux qui l’ont connu. Ce soir du 22 mars 2005, à deux mois des élections, le Burundi a perdu un homme intègre. Sa mort brusque est restée mystérieuse.

    Pour certains, l’homme aurait été empoisonné à la veille des élections alors qu’il était pressenti comme une des plus hautes autorités du pouvoir CNDD-FDD après les élections, d’autres maintiennent que sa mort était naturelle. Comme dans la plupart de ce genre de cas au Burundi, il n’y a pas eu d’autopsie et si elle a eu lieu, elle n’a pas été publiée.

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