
Difficile d’établir avec exactitude le bilan des glissements de terrains suivis par des inondations dans les communes de Muhuta et Bugarama dans la province de Bujumbura rurale, bien que l’on avance de nombre de 10 disparus officiellement.
A 35km de la ville de Bujumbura tout au sud, une pluie fine commence à tomber vers 15h heure locale ce dimanche, le 29 mars 2015.
Birime François un des élus de Nkuba, dans la commune de Muhuta explique : « Après une vingtaine de minutes, nous avons entendus des bruits inédits. Il s’agissait des bruits de pierres qui descendaient en même temps que la boue venu des montagnes surplombant le lac Tanganyika.
Ce sont alors ces cailloux, troncs d’arbres, palmerais et eaux de ruissèlement venu des hautes montagnes qui ont fait des victimes.
Des habitants de cet endroit n’ont rien sauvé de leurs maisons. Près 500 maisons ont été détruites, et la route Bujumbura-Rumonge est impraticable depuis hier soir.
Des engins spécialisés dans l’évacuation des routes sont sur les lieux depuis hier soir selon certains témoins et d’autres sont parti de Bujumbura ce matin et sont en train d’essayer de dégager la route avec difficultés.
La Croix Rouge du Burundi qui était sur les lieux depuis hier soir commente sur son compte facebook à propos d’infrastructures publiques touchées par ces pluies:
« Le bilan provisoire fait état de 14 classes détruites au collège Rutunga, une école fondamentale, un centre de santé, une église méthodiste et 10 personnes portées disparues. La route est coupée sur une distance de 5 km depuis le pont de la rivière Rutunga jusqu’à la frontière du pont Nyaruhongoka ».
{{Visite du Président de la République}}
Ce matin, le président de la République Pierre Nkurunziza a visité les lieux. D’urgence, il a recommandé la mise en place des moyens logistiques pour l’hébergement des sinistrés.
Contrairement à l’année dernière où il avait proclamé le deuil national lors des intempéries de Gatunguru, le président du Burundi a souligné la mise en place d’une commission mixte composée de l’administration, l’armée, la police de protection civile pour venir en aide aux sinistrés de cette contrée.
Notons qu’en février l’année passée, des dizaines de victimes ont été enregistrés à Gatunguru, mairie de Bujumbura, après qu’une pluie s’est abattue dans les montagnes surplombant la ville de Bujumbura.
A cette époque, le gouvernement avait évalué à 150 millions de dollars les dégâts et les réparations sont toujours encours jusqu’à présent.




