La vie devient de plus en plus chère à BUjumbura

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    Après plus d’un mois et demi de manifestation contre le 3è mandant du président Pierre Nkurunziza, les résidents de Bujumbura portent le fardeau d’une vie extrêmement chère.

    En commune urbaine de Nyakabiga, un kilo du sucre par exemple qui était normalement vendu à 1650 Fbu s’achète à 2500Fbu.

    Difficile d’en trouver même dans les points de vente, difficile d’avoir plus de 2kg de ce produit de la seule entreprise publique du sucre, SOSUMO.

    Dans le quartier voisin de Jabe à l’endroit appelé communément Ku Mutoyi vendant des produits issus de la propriété des Sœurs italiennes, la condition d’avoir du sucre est de l’acheter avec une autre chose.

    Cette situation s’observe dans les autres quartiers de la capitale Bujumbura, frappée par ces manifestations anti-3è mandat de Pierre Nkurunziza.

    Les consommateurs de ce produit demandent que son prix soit ramené au montant normal, soit à 1650Fbu le kilo.

    Dans l’entre-temps, même si le gouvernement a annoncé la fin de ces manifestations, c’est toujours une tension entre les manifestants enfermés à l’intérieur des quartiers et une police très déterminée à casser ces manifestations.

    Hier, mercredi, une moto a été brulée par un groupe de manifestants au quartier 5 de Ngagara au nord de la capitale. Trois personnes qui se trouvaient dans les environs ont été capturées par la police qui s’est vite déployée sur le lieu de l’incident. Les policiers ont même menacé des gens qui prenaient des photos, et les ont même poursuivis à l’intérieur de leurs ménages pour leur exiger de remettre les téléphones avec lesquelles ils prenaient ces photos.

    A Nyakabiga le calme règne ce mercredi matin, mais avec une faible circulation, après que vers midi hier un bus a été forcé de retourner malgré les menaces de la police de tirer sur un groupe de manifestants.

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