Trois mois d’impasse politique au Burundi : croissance économique ralentie

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    Le Burundi se trouve dans une impasse politique qui a eu des retombées très négatives sur la sécurité en général et sur l’économie burundaise en particulier, le président de la Parcem appelle au dialogue.

    Dans une interview accordée au site de la Radio Isanganiro, le président de Parole et Action pour le Réveil des Consciences et l’Evolution des Mentalités (PARCEM), déplore cette situation ralentissant les activités dans la capitale Bujumbura d’où proviennent plus de 70% des recettes fiscales de l’Etat.

    D’après Faustin NDIKUMANA, président de la PARCEM, cette crise affecte très négativement les recettes de l’office burundais des recettes (OBR), office qui accuse un manque à gagner de plus en plus croissant pour le 2è trimestre.

    Faustin NDIKUMANA déplore que même une partie du budget général de l’Etat 2015 a servi au financement des élections au Burundi.

    Il s’interroge sur la provenance des salaires des fonctionnaires, le financement de la gratuité des soins pour les moins de 5 ans et de la scolarisation ainsi que d’autres dépenses.

    « A l’heure actuelle, pas de croissance économique. La crise politique et sécuritaire dans le pays a contraint les investisseurs à plier bagages au moment où d’autres acteurs économiques ont mis en chômage technique leurs agents comme le témoigne le secteur hôtelier», déplore-t-il.

    « Le gouvernement risque de recourir à des planches à billets, ce qui aboutit à une dévaluation de la monnaie, porte ouverte à l’inflation d’ où le Burundi risque de plonger dans ce cercle vicieux », poursuit-il.

    Selon lui, si Bujumbura est en panne, il y a des répercutions directes sur la circulation monétaire, une situation qui ne profite à personne d’où il appelle les politiciens à dialoguer.

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