Les patients qui se confient à l’Hôpital Général de Mpanda en province de Bubanza se lamentent de la situation actuelle de cet hôpital suite à la lenteur des services et aux appareils biomédicaux non fonctionnels depuis deux ans. Le médecin directeur de cet hôpital ne fait que déplorer les faits et précise que les pièces de rechange de ces appareils sont extrêmement chères. 
Les patients rencontrés à cet hôpital général de Mpanda ce mercredi se lamentaient de l’accueil leur réservé et des examens médicaux non réalisés.
«Je suis venu de la zone Ntamba de la commune Musigati pour un examen médical par radiographie, mais voilà qu’on vient de m’annoncer que la radiologie n’est pas fonctionnelle ici. Pour le moment je ne sais plus où aller », regrettait un vieux de 63 ans enseignant à l’école primaire de Ntamba visiblement malade et qui n’était pas au courant que ce service a été interrompu depuis deux ans.
A côté de cette radiologie qui n’est pas fonctionnelle, le scanner est en panne depuis cinq mois et c’est un appareil de haute technologie mais qui tombe de temps en temps en panne selon des infirmiers rencontrés à cet hôpital.
Dr. Jérémie Kambayeko, médecin-directeur de cet hôpital affirme que les ingénieurs ont détecté des pannes de ces deux appareils et qu’ils nécessitent des pièces de rechange extrêmement chères et qui sont même rares.
A côté de ces appareils en panne, d’autres beaucoup plus sophistiqués ne fonctionnent pas suite au manque de sources humaines spécialisées. C’est le cas de l’électrocardiogramme, de l’électroencéphalogramme et autres qui ont été mis en place par les chinois depuis 2011 lors de la construction de cet hôpital.
Dr. Jérémie Kambayeko précisent qu’il y a des médecins qui vont bientôt venir de la Chine dans le cadre de la coopération sino-burundaise mais qui qu’ils sont aussi insuffisants par rapport aux besoins et que la communication avec les patient sera compliquée puisqu’ils ne connaissent ni le kirundi, ni le français selon Dr. Jérémie Kambayeko.
L’hôpital général de Mpanda a été construit et inauguré en 2011 sur financement du gouvernement chinois dans le cadre de diminuer les peines encourues par les patients qui étaient obligés d’aller se faire soigner à l’étranger, ce qui n’est malheureusement pas le cas aujourd’hui car pas mal de services ne sont pas rendus aujourd’hui.
Photo: iwacu-burundi



